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dimanche, 24 mars 2019

FACE À LA CHINE....

"FACE À LA CHINE...."

BILLET de  François VAN DE VILLE

politique,mouvement démocratePour recevoir demain le Président chinois - XI Jinping - à l’Élysée, Emmanuel Macron s’est adjoint et la chancelière allemande et le président de la commission européenne. C'est exceptionnel.

Faut-il avoir peur de la Chine ?

Les Européens répondent désormais oui, au moins pour la plupart. Seraient devenus, enfin, moins naïfs ?

Les Européens ont pris maintenant, mais maintenant seulement, conscience que cet immense pays n’était plus cette sorte "d'atelier du monde", si pratique pour que nos grandes enseignes y délocalisent leurs productions en très grandes séries. Mais les Chinois, eux et en toute discrétion, ont aussi appris, parallèlement, à concevoir, à élaborer et à vendre des produits à forte valeur ajoutée, ce qui, jusqu'ici, était l'apanage des pays occidentaux.

Les "routes de la soie"

La Chine est aujourd’hui, en effet, en tête du monde entier pour le nombre de dépôts de brevets comme de marques. La Chine déroule dorénavant, et de façon ostentatoire, une stratégie offensive par la création des "routes de la soie".

Quand XI Jinping se rend aujourd'hui en Europe, il commence,  non par hasard, son périple par l’Italie, pays actuellement en pleine mutation identitaire, et il n’oublie pas, non plus, de poser le pied sur le petit rocher de Monaco, siège d'innombrables sociétés du monde occidental :

• l’Italie, elle, a signé – indépendamment de l’Union Européenne – une série d’accords avec la Chine, dans le cadre des "routes de la soie". L'Italie de Salvini, tiens donc, ouvre ainsi à Pékin la porte sud de l’Europe. Nous, habitants du sud, sommes directement concernés.

• Monaco, lui, sera le premier pays entièrement couvert par la "5G" grâce à l’entreprise chinoise Huawei. Cette entreprise fait grand peur par ses liens étroits avec l’État chinois, auquel elle ne peut rien refuser, dit-on, même pas des données confidentielles de leurs clients, de leurs entreprises ou de particuliers. Tiens donc aussi !

L’Union Européenne considère, enfin aujourd’hui (il en est temps !), la Chine comme un "partenaire" et "un rival soutenant des modèles alternatifs de gouvernance" et aussi "un concurrent économique en quête de leadership technologique".

L'Europe, enfin, doit se réveiller et c'est urgent.

En clair, la Chine inquiète, elle agace : l’accès à son marché reste difficile et entouré de barrières administratives toutes puissantes, ses entreprises d’État faussent la concurrence, l’exigence de transferts de technologie à son profit est excessive, sa stratégie des "routes de la soie" n’est pas exempte d’arrière-pensées politiques. C'est ce qui rend son accord avec l'Italie, comme aussi avec Monaco, dangereux.

Bref, l’Europe ne peut plus être naïve. Le veut-elle réellement ?

Il faut impérativement que l'Europe reste étroitement unie si elle veut être une puissance respectée. C'est l'un des enjeux majeurs de l'élection de Mai prochain.

Cette élection est l'une des plus importantes qui soit, face à ce danger. Élection plus importante encore que celles d'intérêt local qui suivront dans un an.

Simple question : que pèse chacun de nos pays européens, quels qu'ils soient, face à la Chine hors une Europe réellement unie ?

Réponse : Rien !

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