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samedi, 27 avril 2019

LA DUPERIE DES GILETS JAUNES

"LA DUPERIE DES GILETS JAUNES"

Billet de  François VAN DE VILLE

Po,Débats de Société- Les rares - et peut-être derniers - "Gilets Jaunes" (GJ) encore présents dans la rue s’en prennent à nouveau aux chaînes d'information qui ont entretenu la longévité d'un mouvement devenu, depuis plusieurs mois, sans aucune signification.
 
La séquence vue sur BFMTV, ce samedi 27 Avril en début d’après-midi, résume à elle seule le caractère surréaliste de ce 24° acte des GJ à Paris.

Le journaliste en plateau sur cette chaîne de télé parle d’un "samedi en creux" sur des images de la place d’Italie (Paris) clairsemée, à l’arrivée d’un cortège censé marquer la convergence entre GJ, gilets rouges (CGT), des partisans de "La France Insoumise" et du NPA, le tout sous la bannière "Riposte Générale". Mais, malgrè cette convergence, tout cela ne faisait pas grand'monde sur la place.

Et dans le même temps, un autre cortège, encore moins fourni que les précédents, faisait la tournée des chaînes de télévision avant d’aller devant le CSA voisin pour protester contre un "traitement inéquitable" : en effet, elles avaient osé mentionner la faible participation de manifestants présents !

On se pince devant tant d’ingratitude.

Car, malgré cette mobilisation de plus en berne depuis des semaines, que ce soit à Paris comme ailleurs, ces mêmes chaînes d'info - BFM, CNEWS et LCI - ont encore suivi en direct toute l’après-midi la déambulation de ces quelques manifestants parsemés, à l’affût de la première charge de police, de la moindre poubelle en feu et, bien sûr, guettant l’irruption des "black blocs" pour mettre un peu d’animation sur l’écran.

Or, rien ne s'est passé, faute de participants.

Quelques 23.600 manifestants sur la France entière (selon le Ministère) - plus de 60 000 (selon les GJ) - ce qui reste plus que très modeste, quelque soit le chiffre choisi, et toujours une couverture non-stop avec des plateaux de commentateurs qui ne savaient plus quoi dire pour meubler, eux aussi, ces heures d’antenne… où il ne se passait plus rien.

Si le mouvement des GJ est sans précédent dans l’histoire de la V° République, il doit largement sa visibilité et sa longévité à cette sorte de miroir déformant télévisuel qui donne, depuis le 17 novembre, l’impression que le pays entier est dans la rue et montre à l’étranger la vision d’une France à feu et à sang.

Quelle duperie !

La question qui se pose aujourd'hui est de savoir à combien de manifestants les chaînes d’information en continu diront "Stop !" et renverront leurs cars de reportages au garage et les journalistes dans leurs foyers : pour exemple, samedi soir, sur la place de la République à Paris, le journaliste de BFMTV dénombrait "une cinquantaine" de manifestants.

Mais pourtant aucune chaîne de télé n'est passé à autre chose. Peut-être faudrait-il qu'elles soient un peu mieux informées ?

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