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samedi, 29 juin 2019

ALARME SUR LA DETTE FRANÇAISE

ALARME SUR LA DETTE FRANÇAISE

Billet de  François VAN DE VILLE

dette.jpgLe dernier rapport de la Cour des comptes sonne à nouveau le tocsin sur le niveau d’endettement de l’État : il est alarmant.

La Cour des Comptes, on le sait, est un organisme indépendant du pouvoir qui peut se permettre ce genre de sentence : elle énonce, dans sa note annuelle, l'aggravation de l'évolution des caisses de la "maison France", une situation qui ne cesse de se dégrader (la "parenthèse Gilets Jaunes" n'ayant rien arrangé, tout au contraire !). Elle alerte sur les "risques significatifs", les "évolutions préoccupantes" que seuls ne parviennent à masquer - très temporairement - des taux d'intérêt exceptionnellement bas dont nous fait temporairement bénéficier la situation internationale.

Et de ne pas cacher non plus que si un événement venait à bousculer le calme apparent de cette situation très fragile, elle entrainerait aussitôt une hausse de ces taux d'intérêt : la France serait rapidement déclarée en état de faillite, car dans l'incapacité non seulement de payer ses dettes, mais surtout d'honorer des coûts "normaux" de fonctionnement habituels que seule sa capacité actuelle d'emprunt lui permet d'y faire face. Comment payer alors et désormais ses fonctionnaires, ses retraités, ses aides sociales, ses appareils de santé comme de sécurité, etc… ? La crise serait totale, immédiate et sans aucun préavis.

Dans ce rapport que nul ne se permet de contester, la France y est présentée comme le "cancre" de la classe européenne, restant toujours à la traîne pour réduire ses déficits et son endettement : la dette du pays frôlera les 99% du PIB cette année (soit 2.356 milliards d'€, soit plus de 35.212€ de dette par français, depuis celui qui vient à peine de naître jusqu'au vieillard proche de la mort !), et cette dette abyssale ne se dégonflera que de 1,6 point à la fin du quinquennat en cours, fort loin des promesses de début.

Mr Darmanin, notre Ministre du Budget, est donc prié de concilier l’inconciliable : tenir "en même temps" des engagements de maîtrise des déficits annuels qui alimentent la dette et, parallèlement, ceux des annonces de baisses d’impôts qui se sont succédées depuis les premières manifestations de Novembre 2018. Inconciliable, ai-je dit !

Si un programme de baisses d’impôt a bien été précisé et programmé, ce 12 Juin, dans le discours de politique générale du Premier Ministre - Mr Édouard Philippe, celui des économies placées en face l’est beaucoup moins : en matière d'économies programmées, c'est beaucoup plus flou. Ce que les magistrats de la Cour des Comptes ne manquent pas de souligner, notamment à propos du financement des 5 milliards de baisses d’impôt sur le revenu promis par le Président Emmanuel Macron dans sa conférence de presse du 25 avril.

Les entreprises mises à contribution volontaire ne savent toujours pas quelles "niches fiscales" Mr Darmanin va leur fermer pour compenser sa perte de recettes du côté des ménages. On ne sait pas non plus quels ministères et autres administrations vont devoir se serrer encore plus la ceinture dans le prochain budget 2020.

On ne sait pas non plus quels lendemains nous réserve la situation internationale qui nous autorise temporairement ce fragile répit des taux d'intérêt, quand l'on voit le caractère fantasque et imprévisible de certains chefs d'état en capacité de bouleverser du jour au lendemain le calme relatif actuel et de presser quelque bouton qui nous mettront aussitôt devant notre triste réalité de.... pays super endetté.

Sans être inutilement pessimiste, reconnaissons que la situation est grave et renvoie au second rang bien des préoccupations qui alimentent actuellement nos gazettes.

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