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mercredi, 20 novembre 2019

LA SEULE QUERELLE QUI VAILLE....

"LA SEULE QUERELLE QUI VAILLE...."

Billet de  François VAN DE VILLE

sauver.jpg- Nous vivons aujourd'hui dans un monde qui a, apparemment, perdu le sens et la raison.

Quand on voit, hier, une maison de retraite refuser d'admettre dans ses murs une personne âgée, dont la fin de vie approche, parce que cette personne refuse d'abandonner son habit religieux, marque de son engagement jusqu'à sa mort au service d'autrui, et particulièrement de ceux éprouvés dont elle était proche, on a perdu le sens et la raison de ce qu'est et doit être la laïcité.

Quand on voit, aujourd'hui, que des élus locaux veulent interdire dans leur commune la projection d'un film traitant du racisme politique, film réalisé, comme bien d'autres admirables, par l'un des plus grands cinéastes français actuels parce que celui-ci, aujourd'hui âgé de 86 ans, aurait eu, il y a près de 50 ans, alors qu'il sortait tout juste de son adolescence, des approches trop vigoureuses auprès du sexe dit "faible", et ceci au nom de la défense de ce même sexe et de ses légitimes droits, on a perdu aussi le sens et la raison de cette défense : en fait on la dessert désormais plus qu'on ne la sert. On va bientôt entendre résonner des "ras le bol" à ces campagnes outrageuses.

Quand, désormais, des français en grand nombre n'ont plus confiance en rien, qu'ils se sentent devenus inutiles dans une société hyper connectée qui les ballotte de courants en errements, qu'ils s'estiment n'être plus qu'un numéro de sécurité sociale au lieu d'avoir une véritable existence sociale, quand ils sont en proie à la désespérance, à la défiance et au déclassement, la préoccupation de nos dirigeants, plutôt que de se lamenter sur leur propre sort, devrait être de redonner du sens et de la raison à notre société plutôt que de les perdre en circonvolutions qui la désespèrent un peu plus.

Les plus anciens d'entre nous se remémorent peut-être de cette conférence de presse du Général De Gaulle, en Mai 1959, alors que la préoccupation des français était surtout la douloureuse guerre d'Algérie - dont, là aussi, les dirigeants de feue la 4° République y avaient perdu le sens et la raison d'être - on se souvient de la conclusion donnée à sa conférence :

"En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l'Homme.

C'est l'Homme qu'il s'agit de sauver, de faire vivre et de développer"

Jamais ces mots n'ont été aussi actuels.

Oui, il faut redonner sens et raison à notre société en plein désarroi. C'est d'autant plus vrai à une époque où la culture de mort distille son venin par tous les pores de notre société.

Comment se fait-il qu'aujourd'hui les héritiers de Michelet, Malraux, Schumann, Aron, Rueff, voire aussi de d'Ormesson n'enfourchent-ils pas ce cheval de bataille au nom de la vie, en arborant les valeurs qui ont façonné notre société depuis des siècles et fondé celles éternelles de la France. Pourquoi ne pas mieux considérer l'Homme et ce qu'il ressent ?

C'est devenu une urgence. Celle de redonner à chacun sens et raison de vivre et d'espérer.

Parce que c'est notre seul salut.

dimanche, 10 novembre 2019

LES INCOHÉRENCES DE LA GAUCHE

"LES INCOHÉRENCES DE LA GAUCHE"

Billet de  François VAN DE VILLE

politique,mouvement démocrate- Aujourd'hui en France sont organisés de-ci de-là des défilés contre "l'islamophobie".

C'est un mot apparemment tout nouveau de la langue française qui donne à penser qu'on pourrait désormais en France, terre pourtant pétrie de laïcité élevée au rang de dogme national, critiquer l'islam en tant que religion. Curieux.

Mais il est vrai qu'on connaissait déjà dans notre hémisphère la sémitophobie (autre nom de l'antisémitisme), et que la christianophobie y est devenue une sorte de sport national qu'on oppose facilement à la laïcité, que l'on dévoye, qui devait pourtant défendre les religions contre leurs propres excès. Alors pourquoi ne pas défiler aujourd'hui contre l'islamophobie ? Je ne rentrerai pas pour autant dans le piège de cette disruption de notre dictionnaire du "bien parlé français".

Fallait-il donc manifester contre l’islamophobie ? La question semble s'être posée prioritairement à la gauche.

Il est vrai que celle-ci n'a jamais éclairci franchement ses rapports avec la laïcité. On peut comprendre son embarras : la gauche ne sait plus exactement où elle habite. 

On a connu d'autres temps où, quand il fallait défiler pour diverses autres causes plus ou moins bien définies, la gauche était experte pour les organiser. On observe aujourd'hui que la gauche se contente désormais de suivre cortèges et défilés organisés par d'autres groupes les plus divers. Pourtant, aujourd'hui, il s'agissait de combattre ET le racisme, ET le rejet des musulmans par une partie de notre société judéo-chrétienne laïcisée. La gauche serait-elle devenue indifférente à ces causes ?

Il est vrai que la gauche s'est empêtrée dans le débat contre le voile islamique sans trop chercher en connaître la cause et l'origine. Certains courants musulmans prétendent que ce voile répondrait à un précepte issu du coran, et d'autres affirment qu'il n'existe dans ce livre sacré aucune sourate ni verset imposant aux femmes de se voiler le couvre-chef. Mais ce qu'il y a de plus curieux, c'est que ce débat sémantique intra-religieux a rejailli jusque dans le champ politique et suscité les passions les plus vives : des mères voilées peuvent-elles accompagner des enfants en sortie scolaire ? Le voile est-il admissible dans l'espace public ou les lieux administratifs ? Ou encore dans les piscines ou sur les plages ? Et quand le législateur, certes avec maladresse et imprécision, s'est permis d'édicter quelques timides règles ayant cependant force de loi, on a aussitôt avancé le terme de lois "liberticides", alors qu'elles ne sont que laïques et qu'il s'agissait de fait de justifier une règle coranique - dont on ignore si elle existe ou non - et empêcher d'imposer aux femmes musulmanes des modes vestimentaires qui, pour certains, font débat, sinon tache, dans nos sociétés occidentalisées.

On ne peut ici nier que la gauche ressent une sorte de malaise qui a donné cette semaine le spectacle de ses hésitations : certains signaient l’appel à défiler sans vouloir manifester, d’autres avaient l’intention de manifester mais sans signer l’appel, etc….. Seul, le parti socialiste fut uni dans le refus de défiler. D'autres ont aussi ânonné de pâteuses justifications et pataugé dans de piteuses contradictions.

Et, chez les "insoumis" de Mr Mélanchon, leur souci fut apparemment de tenter de récupérer des voix pour les prochaines élections, ou encore quelques forces vives qui leur manquent pour préparer la prochaine "révolution" tant espérée. Mais il est vrai que chez les "insoumis", un tout récent sondage révèle qu'en 2022, 63% de leurs électeurs, déjà aujourd'hui très émiettés, voteraient pour la "Marine" et non plus pour eux. De quoi semer la panique : comment rassembler en effet dans un défilé, de surcroit non organisé par des forces de gauche, des électeurs "insoumis" autour de thèses très "islamistes", et d’autres, à leurs côtés, prêts à voter pour l’extrême droite et la "Marine" ?

Bref, là réside toute l'ambiguïté de la gauche et de ses contradictions. Curieux spectacle que nous offrent ces défilés sans vraie cohérence.

mardi, 05 novembre 2019

LE CHOIX DES RÉPUBLICAINS

"LE CHOIX DES RÉPUBLICAINS"

Billet de  François VAN DE VILLE

politique,mouvement démocrate- Mr Christian Jacob a été élu tout récemment Président des "Républicains" en remplacement de Mr Laurent Wauquiez contraint à la démission. Mr Jacob l'a donc emporté dès le premier tour avec plus de 62% des voix exprimées, devant Mr Julien Aubert (21 %) et Mr Guillaume Larrivé (16 %). Première observation : la parité hommes-femmes ne semble pas être de mise dans le choix des candidats offert aux militants de ce parti. Étrange !

Mais chacun a pu constater que cette élection s'est déroulée dans l'indifférence générale des français. Il est vrai que le suspense était d'un niveau très faible, puisque nombreux étaient ceux qui pariaient sur la victoire du candidat Jacob.

Ceci m'amène à faire les observations suivantes.

Fin 2017, la côte des partis politiques en général avait décru depuis un certain temps déjà et la droite venait d’essuyer deux échecs cuisants : - à la présidentielle d'abord - aux législatives ensuite. Échecs particulièrement durs à assumer. Mr Wauquiez a dû les payer par cet autre échec d'une stratégie très tôt contestée.

Mais il demeurait quand même suffisamment d’adhérents aux Républicains en 2017 pour que 100 000 d’entr'eux participent au vote qui consacra Mr Wauquiez. Or, moins de deux ans plus tard, les responsables de ce parti se demandaient combien il en resterait pour la nouvelle élection, craignant un net recul qui plongerait un peu plus le parti dans une crise profondément existentielle. Ils furent finalement un peu plus de 62.000, recul très brutal mais quand même moins sévère qu’en 2017, laissant un peu plus d'électeurs qu’espéré initialement.

Chacun sait pourtant que moins les adhérents sont nombreux à voter à l’intérieur d'un parti, et plus ceux-ci risquent de s’éloigner du vote des Français, isolant encore plus leur formation et leurs leaders. C'est le piège difficile qui est tendu à tout parti politique.

Pour faire face à cette problématique, les trois candidats en lice à l’élection avaient choisi des stratégies différentes face à ce danger : Christian Jacob a choisi de s’appuyer sur la structure des Républicains pour rassembler la droite (et le centre ?) et ensuite rebâtir patiemment un projet politique. Par contre, ses deux jeunes concurrents, Mrs Julien Aubert et Guillaume Larrivé, cherchaient, eux au contraire, à souder une vraie droite autour d’un retour aux fondamentaux.

Les adhérents ont tranché, de façon nette, pour le choix proposé par Mr Jacob : rassembler et lentement reconstruire idéologiquement leur mouvement. Et ils ont repoussé à plus tard l’autre option, celle de la stratégie. C'était un risque à courir. Et c'est toujours aujourd'hui, pour les Républicains, le risque à affronter.

Était-ce pour ce parti déjà très éprouvé et indéterminé le meilleur choix, parti déjà et aussi concurrencé et cerné de toutes parts, tant sur son centre que sur sa droite ?

Les lendemains qui s'approchent répondront à cette question. Mais la réponse est loin d'être évidente, et la partie loin d'être gagnée.