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jeudi, 23 janvier 2020

ÉTRANGE PARADOXE

"ÉTRANGE PARADOXE"

Politique,Mouvement Démocrate- Quel étrange paradoxe que ce pays où les différends sociaux se règlent dans la rue, mais qui est aussi celui qui attire le plus les investisseurs.

Pendant qu’une quinzaine de militants CGT de l’énergie s’introduisaient dans les locaux de la CFDT - "des collabos" aux dires de certains - pour couper le courant, 200 patrons de groupes mondiaux se réunissaient parallèlement à quelques kilomètres de là autour d’Emmanuel Macron. Pendant que ces "révolutionnaires" de la CGT réglaient leurs comptes aux "sociaux-traîtres" de la CFDT, de grandes entreprises étrangères annonçaient des milliards d’investissements…. au pays des Gilets Jaunes.

Car, c'est vrai, la France est redevenue attractive.

En 2018, elle suscita plus d’investissements étrangers sur son sol que l’Allemagne. Et, en 2019, plus encore qu’en 2018. Nous profitons du trouble créé en Grande-Bretagne par le Brexit, de celui de la difficulté des Allemands à recruter, mais aussi de la politique de l’offre choisie sous les quinquennats précédents et renforcée par le Président Macron. Nous n’avons certes pas comblé des années de désindustrialisation, mais le savoir-faire français reste un atout maître, un socle solide pour rebâtir.

Cette reconquête industrielle est-elle compatible avec une vie sociale qui s’offre, comme actuellement, des convulsions nationales à un rythme rapproché ? Eh bien oui, parce qu’en France nous nous payons le luxe d’avoir deux vies sociales.

L’une de ces deux vies est celle au sein des entreprises et/ou des administrations où le dialogue, quotidien, presque devenu prosaïque, porte sur les conditions de travail les plus concrètes et les plus essentielles, là même où la CGT signe des accords par milliers. Et l'autre de ces deux vies est celle où il y a les grandes réformes : et c’est là l’occasion, pour les syndicats, de se montrer et d’entrer dans une sorte de jeu de rôles, celui de mettre du monde dans la rue, de faire perdurer la grève, plus que de négocier. Pour eux, il s’agit là d’apparaître comme "purs", parce que plus intransigeants, dans la tradition des grands moments révolutionnaires qui ont périodiquement marqué l'histoire de ce pays. Au moins jusqu’à présent.

Il suffit donc de faire semblant, puis enfin de s’arrêter pour négocier…., si c’est encore possible de le faire. Ce qui n'est pas toujours évident.

Étrange paradoxe que ce pays, ai-je dit.

François VAN DE VILLE, Secrétaire Général du MoDem du Gard

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