un compteur gratuit pour votre site web

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 30 janvier 2020

COMMENT PEUT-ON OSER ?

COMMENT PEUT-ON OSER ?

Ce que je lis dans la presse locale depuis 48 heures m’interpelle.

Dans le cadre des futures élections municipales de NÎMES, je lis qu’un des candidats, et non des moindres et que pourtant je respecte pour avoir été l’un de ses collaborateurs élus, ce candidat se propose donc, si sa liste l’emportait, de soutenir pour présider « Nîmes Métropole » l’un de ses proches compagnons de parti.

Jusque là, rien d’anormal ou de très courant.

Mais, ce qui me choque, c’est que cette autre personnalité ainsi choisie par le candidat est actuellement inculpée pour 3 chefs différents de faits que la Justice lui reproche et qui, toutes, concernent ses précédents rapports avec notre collectivité nîmoise. Ce sont :

  • Trafic d’influence
  • Tentative de trafic d’influence
  • Favoritisme dans la gestion d’un organisme public (marchés publics)

Ce n’est pas rien.

Certes, cette personnalité attend de comparaitre devant un Tribunal pour être jugée sur ces 3 chefs d’inculpation et plaide momentanément sa « présomption d’innocence ». C’est son droit le plus strict de citoyen de l’invoquer pour sa défense et nul n’est en droit de le préjuger.

Mais, à supposer que cette personnalité proposée à la Présidence de « Nîmes Métropole » soit élue par la nouvelle assemblée sortie des urnes en Mars prochain puis, ensuite, le moment du jugement venu, condamnée pour tout (ou partie) de ces 3 chefs d’inculpation (et ne serait-ce que d’un seul), comment concevoir que ce Président puisse continuer de recevoir la confiance des électeurs : de toutes manières il devrait démissionner sur le champ et un autre Président (Qui ? Mystère !) élu à sa place.

J’ai l’habitude des choses claires et transparentes, surtout quand il s’agit des nécessaires rapports entre les électeurs et leurs élus. Comment peut-on oser proposer aux électeurs un futur élu à l’avenir aussi incertain au regard de la Loi ? C’est la question que je pose.

Dans la vie publique, il faut avoir un certain courage devant les responsabilités qui nous sont confiées, et en faire montre.

Je ne doute pas que cette personnalité plaidera sa bonne foi devant le Tribunal et je sais qu’il en aura le talent nécessaire. Mais, dans ce cas, et tant que le Tribunal n’aura pas rendu son verdict, il faut avoir le courage des faits et des situations, même si cela exige momentanément un dur effort d’humilité sur soi-même.

À mes yeux, j’estime qu’il est indécent, vis-à-vis des électeurs eux-mêmes, de se proposer à une telle responsabilité – car la Présidence d’une instance communautaire n’est pas une petite affaire de par le rôle que la Loi lui a désormais accordé – et tant que le risque d’une possible condamnation ne sera pas définitivement éliminé, il est du devoir de tout candidat d’attendre avant de prendre tout engagement public de ce niveau. 

Cette personnalité reste libre, évidemment, de sa décision et je la respecterai. Mais il appartiendra aux électeurs de savoir et dire à quel niveau ils souhaitent que la vie publique soit totalement transparente dans tout engagement.

 

P.S. : J'atteste ici que ce billet est tout-à-fait personnel et ne m'a été inspiré ni dicté par quel qu'autre candidat à quelqu'élection que ce soit. Il n'engage pas non plus la famille politique à laquelle j'adhère.

18:39 Publié dans VIE LOCALE | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.