un compteur gratuit pour votre site web

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 16 octobre 2020

LE SHÉRIF DONALD TRUMP

Billet de  François VAN DE VILLE

shérif.jpg- Les émeutes et les divisions entre communautés aux États-Unis servent-elles, ou desservent-elles, Donald Trump pour sa réélection ?  

La situation aux USA se complexifie à un degré jamais connu depuis des décennies. Survolons quelques cas parmi tant d'autres.

Pour premier exemple, citons la ville de Kenosha, dans le Wisconsin lointain au bord des grands lacs du nord, laquelle ne cesse plus de tanguer sous les coups et les pillages depuis qu’un policier "blanc" a tiré sept fois dans le dos d’un père de famille "noir", Jacob Blake. Et aussi, par ailleurs, depuis qu’un jeune milicien "blanc" de 17 ans a tué deux manifestants au fusil d’assaut.

Malgré ces faits criminels et sans excuses, Donald Trump les assène pourtant, et sans nullement sourciller sur la pelouse de la Maison-Blanche qu’il compte encore fouler quatre ans de plus, et de déclarer que "personne ne sera en sécurité dans l’Amérique de Biden". Est-ce de l'humour ? On peut se le demander.

Ailleurs à Minneapolis, depuis la mort de George Floyd étouffé sciemment par un policier "blanc" en mai, le mouvement "Black Lives Matter" a pris une ampleur considérable. Les basketteurs des "Milwaukee Bucks" ont même boycotté récemment un match suivi par toute la NBA et les autres ligues professionnelles, pour montrer leur total écœurement.

Ce thème, et celui de la division entre les communautés, seront vraisemblablement majeurs lors des élections américaines du 3 novembre.

Mais, au lendemain de la convention républicaine, on peut se demander si le discours de fermeté de Donald Trump va se retourner contre lui (mobilisation du vote afro-américain) ou transcender sa base électorale. Il se fait le défenseur du "mode de vie" américain, de "la loi et de l’ordre", tout comme un shérif mythologique au colt fumant dont tous se souviennent sur les images d'un passé qu'on croyait révolu.

S’il n’y avait par ailleurs sa gestion erratique de la pandémie (plus de 180.000 morts) et ses effets sur l’économie, on aurait mis un billet de 5 dollars à l’effigie d’Abraham Lincoln sur sa réélection. Mais la façon aussi dont Donald Trump a traité, en les ridiculisant, ses médecins penchés sur sa propre supposée pandémie, et la grotesque mise en scène risible de son retour la Maison Blanche, on peut se demander dans quel monde vit cet individu ?

Le mode de scrutin indirect pour désigner le futur Président laisse pourtant planer tous les doutes sur ce qui nous parait impossible à nous, habitués que nous sommes à des démocraties plus rigoureuses : être largement minoritaire en nombre de voix obtenues mais être cependant élu Président pour quatre ans, comme ce fut le cas dans sa compétition contre Mme Hillary Clinton. C'est le monde à l'envers !

Que décideront "in fine" les"Swinging States", ces États bascules qui font, ou défont les présidents à leur gré ? Le monde entier est suspendu à leur verdict?

L'élection américaine demeure toujours un mystère insondable.

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.