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jeudi, 11 mars 2021

Le PAPE & L'USAGE POLITIQUE des RELIGIONS

BILLET de François VAN DE VILLE

pape.jpg- En se rendant tout récemment en Irak, entre ruines et cratères de bombes, le pape François a fait preuve à la fois tant d’à propos que de courage.

Ses prédécesseurs, Jean-Paul II, fut un "prophétique", Benoît XVI était, lui, un "cérébral". Le pape François, lui, est plus un "social". Mais, au-delà de leurs différences, les trois souverains pontifes ont tous eu en commun la conscience claire de la force spirituelle qu’ils incarnent à la tête d’une très forte et très ancienne communauté.

C’est cette conviction qui donne aux chefs successifs de l’Église catholique toute leur puissance politique.

Quand le pape François se rend donc en Irak, il s’agit bien d’un événement politique de premier ordre. Seule une visite de ce poids symbolique - la première dans l’histoire de l’Église - pouvait s’imposer malgré les risques environnants d’attentats et la situation épidémique.

Les ruines de ce pays, l'Irak, témoignent à la fois d’un délire idéologique américain qui avait voulu détruire des armes massives.... qui n’existaient pas ! Délire qui avait aussi cru pouvoir imposer la démocratie par la force des armes. Mais aussi délire politico-religieux de sunnites fanatiques voulant établir un califat, là où la loi de Dieu régnerait sur les hommes. Sans oublier, en réaction, les nombreuses exactions des milices chiites. Mais aussi sur la terre où, selon la tradition, serait né le prophète reconnu Abraham, reconnu à la fois et par le judaïsme, et par le christianisme, et aussi par l’islam dans toutes ses composantes. Même si, ensuite, des intégristes ont fait la pire des politiques au nom de leur propre religion.

L’importance de la visite du pape en Irak tient donc aussi au soutien qu’il peut apporter à une communauté chrétienne qui a vu les deux tiers de sa communauté quitter le pays en moins de vingt ans.

Mais, au-delà, il s’agit surtout pour le pape François de lutter tout en recherchant l’accord des autorités religieuses sunnites et chiites, contre "l’usage politique des religions".

Cette distinction entre les ordres religieux et le temporel, que trop d’intégristes refusent d’entendre quand elle est promue par des dirigeants politiques, devient plus audible quand elle est défendue par le chef d’une Église qui compte, elle, plus de 2 milliards de fidèles.

Espérons que le message passé au cours de cette visite historique sera entendu par le plus grand nombre des femmes et des hommes de raison.

samedi, 06 mars 2021

BOIRE DE L'EAU ?

eau.jpg- J'ai brièvement rapporté hier sur un réseau social les conditions dans lesquelles j'ai reçu ma 1ère injection contre le Covid 19. Tout va bien et n'est suivi d'aucune fièvre ou autres douleurs dont on m'avait avisé préalablement de la possibilité.

Mais, en marge de cet épisode très personnel, je ne résiste pas au plaisir de vous confier le sourire que j'ai du réfréner lorsque le médecin vers qui on m'avait adressé avant l'injection lorsque celui-ci m'a recommandé de me "déshydrater" abondamment pendant cette possible difficulté passagère.

Fort heureusement pour lui, il ne m'a pas indiqué comment m'y prendre et quelle boisson je devais absorber pour éviter toute déshydratation. Peut-être ceux qui lisent ici ces lignes ont-ils déduit instinctivement qu'il me fallait boire abondamment de l'eau ?

Eh bien, au risque de vous surprendre, si je lis bien la réglementation européenne toujours en vigueur, cette boisson - l'eau - n'est nullement recommandée pour se déshydrater.

De quoi effacer tous les dogmes pratiqués jusqu'ici. Voyons les faits.

Au tout début des années 2010, 2 professeurs en médecine allemands ont proclamé que "la consommation régulière de quantités significatives d'eau ne pouvait réduire le risque de survenue d'une déshydratation" et s'insurgeaient que certains producteurs d'eau l'affirmaient sur leurs emballages.

Ceci a vite entraîné la réunion, sur initiative des autorités européennes, d'une commission d'études qui a travaillé sur ce sujet pendant 3 ans : il fallait au moins cela pour Bruxelles ! Puis 21 experts se sont ensuite réunis à Parme pour conclure le terme de ces travaux et ont affirmé le bien-fondé de cette affirmation : non, l'eau ne déshydrate pas plus que toute autre boisson consommée.

Sitôt que cela fut affirmé, un règlement européen, signé par le Président lui-même de la Commission Européenne de l'époque (2004-2014) - José Manuel Barroso - a été publié en Novembre 2011. Les producteurs d'eau ont du retirer aussitôt de leurs emballages toutes les indications reconnues comme désormais mensongères.

Nous reviennent alors ces belles images filmées, notamment dans les EHPAD, où l'on voit des soignants, pendant surtout les périodes caniculaires, avançant avec insistance vers leurs pensionnaires des gobelets remplis d'eau pour éviter qu'ils ne se déshydratent.

En toute logique (et parfaite application européenne), on devrait proposer à ces aînés dans la difficulté de leur âge le choix entre boire un Beaujolais, un petit Bordeaux (rouge ou blanc), un Rosé provençal ou d'un pays de Loire, une nordique pinte de bière, ou encore un Costières de Nîmes, à côté d'une simple et fade eau minérale, puisque l'effet hydratant est quasi identique entre ces différentes boissons hormis une faible dose d'alcool sans en abuser.

Ne croyez surtout pas que j'incite ici nos aînés à verser dans une heureuse ivresse pour égayer leurs difficiles moments, mais vous comprendrez mieux pourquoi j'ai souri au médecin qui me recommandait hier de me "déshydrater" : "vivre d'amour et d'eau fraîche".

Je ne vous dirai pas ici comment j'ai fidèlement obéi à sa recommandation.

Verra-t-on un jour Bruxelles obliger les fournisseurs d'eau d'inscrire sur leurs emballages : "À ne consommer qu'avec modération" ? Ce ne sera même plus une forme d'humour belge.