un compteur gratuit pour votre site web

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 11 avril 2021

DÉRIVES IDENTITAIRES

BILLET de François VAN DE VILLE

racisme.jpg- La justification de réunions interdites aux citoyens de "peau blanche" s’affiche de plus en plus ici ou là, comme si la notion de race avait été tranquillement réhabilitée.

Si le phénomène des réunions interdites aux "blancs" est limité aujourd’hui dans son ampleur, il n’en est pas moins révélateur de dérives identitaires. 

Porté par des militants résolus, il provoque naturellement des réactions indignées à droite, à l’extrême droite, ou encore aussi à gauche. Mais il coupe ce dernier camp en deux parties : d’un côté, des "républicains universalistes" opposés à ce principe ; de l’autre, des "antiracistes" défendant la pureté raciale de ces réunions comme condition sine qua non de leur légitimité politique.

Au-delà d’un premier cercle très convaincu, on constate, à gauche, un certain embarras, voire des ambiguïtés volontairement entretenues à des fins électoralistes. Et une idée indéfendable s’impose progressivement : en justifiant les réunions interdites aux "blancs" pour traiter des discriminations raciales (dont l’existence est certes indéniable), on considère que les "non racisés" (les "blancs") ne peuvent pas comprendre le phénomène du racisme.

Selon ce point de vue, seule l’expérience vécue permet d’accéder à la connaissance et à la compréhension. Et donc, aucune conviction commune ne peut plus relier les membres d’une société : ils sont divisés en autant de groupes, déterminés notamment par la "race" et le "genre", entre lesquels s’établissent des rapports qui ne sont que de domination. 

Certains justifient la non-mixité en soulevant que personne ne comprendrait que des femmes battues acceptent dans leurs réunions des hommes violents. C’est l’aveu que, pour ces partisans des réunions non mixtes, si le "blanc" en est banni, c’est parce qu’il est, par essence, l’oppresseur de façon générale.

Ainsi, chacun est renvoyé, dès sa naissance, en raison d’une notion - la race - dont on se croyait débarrassé depuis les délires racialistes nazis et honnis cependant de tous. 

NON ! Les réunions non mixtes ne sont pas d’innocents "groupes de paroles", mais des coups de boutoir contre toute la communauté nationale dans ses différentes composantes et/ou origines.

C'est donc un mouvement à bannir sans aucun esprit de retour.

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.