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lundi, 08 juillet 2013

SARKOLÂTRIE ET RÉALITÉS

Voilà qu’il suffit qu’une décision du Conseil Constitutionnel sanctionne lourdement les comptes de la campagne présidentielle de l’UMP et de son candidat Sarkozy pour que se réveillent aussitôt appétits et ambitions rampantes.

Alors qu’un courant extrémiste de l’UMP se réunissait ce week-end autour d’une fête champêtre et y accueillait son Président (certes justement contesté) Copé, mais réinvesti cependant quelques jours auparavant, il y fut accueilli par les participants scandant en cœur “Sarko, Sarko, Sarko” et non “Copé, Copé, Copé” pourtant tout auréolé encore de sa récente “victoire”. Sans défendre spécialement Mr Copé (et ses difficultés avouées avec les règles démocratiques les plus élémentaires), il faut admettre qu’un tel accueil avait de quoi nourrir ses cauchemars.

mouvement démocrate,politique,bayrouBref, autour donc des difficultés financières de l’UMP singulièrement aggravées par cette sanction de l’autorité suprême de l’État, voilà que s’éveille de nouveau une certaine idolâtrie autour de Mr Sarkozy. Peut-être pour trancher indirectement la rivalité Fillon-Copé qui divise profondément les adhérents UMP et dont certains n’hésitent même pas à flirter maintenant aux franges de l’extrême-droite avec les puissants courants Peltier, Buisson et consorts.

Prononçant ensuite son discours, Mr Copé de s’enfourner aussitôt dans la brèche causée par l’actuel danger en évoquant la nécessaire ”unité” de son parti et de tenter d’enfouir par la même occasion la parole de son rival Fillon. (Silence dans les rangs !)

Mr Copé est décidément mal inspiré. Le voilà présent dans une manifestation organisée par l’extrême-droite de son parti, accueilli précisément par Mr Peltier (dont chacun ne peut ignorer le parcours politique aventureux près l’extrême-droite) et les proches amis de son courant. Et, au lieu de s’en prendre aux dangers de cette extrême-droite, de ses influences internes dans son parti qui mettent en danger notre démocratie, Mr Copé a préféré s’en prendre - certes à mots couverts - à Mr Fillon, son rival. Qu’on soit ou non d’accord avec Mr Fillon, celui-ci est pourtant plus respectable que ces hôtes aventureux qui ont endossé opportunément les habits de la sarkolâtrie.

Et quand il s’agit ensuite d’évoquer le nécessaire redressement de la France, croyez-vous que Mr Copé parle projets, évoque les mesures nécessaires pour ce faire ? Non ! Il se contente de suivre la vague de la sarkolâtrie renaissante et beuglée par les amis présents de Mr Peltier.

(Il faut d’ailleurs remarquer qu’au cours de cette manifestation l’on a surtout remarqué les leaders de l’UMP qui se sont abstenus soigneusement d’y participer et énuméré ceux qui s’y sont commis étonnamment de leur présence. Ces derniers avaient-ils peur de louper le coche d’un sarkozysme peut-être renaissant ?)

Bref, Mr Copé s’est trompé d’adversaires. Et au lieu de condamner les déviances extrémistes de son parti, il les a adoubés.

Voilà donc que Mr Sarkozy tente un retour en force sur la scène politique pour prétexte d’aider son parti en danger.

A-t-il si peu confiance dans son Président actuel, pourtant récemment réinvesti dans sa fonction, pour le supplanter et lui ravir de fait sa place ? Décidément, le pauvre Copé n’est pas au bout de ses cauchemars ! Il se croyait enfin Président.... Et vlan, revoilà Sarkozy !

Mr Sarkozy va-t-il maintenant nous sortir de son chapeau de magicien de la politique les recettes du redressement de la France ? Ce diable d’homme en est bien capable, histoire de mettre tout le monde d’accord sous sa houlette.

Mais quelles recettes va-t-il nous amener ?

Si c’est pour nous faire un remake réchauffé de la politique qu’il a conduite pendant 5 ans et qui a mené la France dans le gouffre des dettes où elle est aujourd’hui enfouie, quand d’autres, tout autant confrontés cependant à la même crise financière mais plus vertueux et courageux, ont conduit leur pays dans les excédents de recettes et ont rabaissé la France au niveau de pays de seconde zone dont la voix ne porte guère plus dans les grandes décisions internationales, alors non !

Quel que soit le respect qu’on puisse porter à l’homme, à son énergie (qui contraste complètement face au côté mollasson de nos actuels dirigeants), si c’est pour nous resservir, à moins d’un sursaut, le même plat indigeste qu’on ne connait que trop et qui nous a conduits à la ruine, je ne peux que recommander à Mr Sarkozy - à titre personnel bien modeste - de rester chez lui à écouter les gazouillis de sa très charmante épouse qui sait si bien nous séduire de ses mélodies.

C’est le meilleur et seul service que Mr Sarkozy puisse rendre maintenant à la France.

mercredi, 20 mars 2013

DE LA VÉRITÉ EN POLITIQUE

7125RN3UUHL._AA1500_.jpgLe nouvel ouvrage de François BAYROU. Sur les causes du mal français.

La vérité dite au peuple, partagée avec le peuple des citoyens, est la clé de tout redressement.

La politique française a été corrompue depuis des années par les mensonges et les illusions, les fausses promesses et les divisions artificielles. C'est pour cela que la France, aujourd hui, se trouve dans le mur.

En analysant les causes précises de ces dérives et en proposant des réponses concrètes, en s'inspirant avec chaleur de ceux qui ont été dans le passé les grandes figures du "parti de la vérité", en donnant la clé de son choix pour l'alternance au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2012, François Bayrou annonce dans ce livre un changement catégorique de la démocratie française.

Après "Abus de pouvoir" et "2012 État d'Urgence", François Bayrou porte le fer sur les causes du mal français.

17:36 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 08 janvier 2013

LE DÉBAT SUR LE "MARIAGE POUR TOUS" : FAUX DÉBAT ?

Dimanche prochain, aura lieu à Paris un rassemblement de celles et ceux que le projet de loi “Mariage pour tous” - qui va venir prochainement en débat au Parlement - choque et indigne.

Je ne participerai pas, ni ne soutiendrai, ce rassemblement. Non que je conteste sa justification, ni sa légitimité, mais je trouve que cette manifestation est aujourd’hui totalement dévoyée de son objectif.

mariage.jpgUne fois de plus, ce grave sujet de société, qui méritait un approfondissement calme, sérieux et serein pour parfaire un PACS inachevé et ouvrant à des injustices criantes auxquelles il convenait de mettre fin - ce dont la majorité des français convient tant cela est éclatant - ce sujet est aujourd’hui largement exploité pour en faire une manifestation purement politique dont le seul objectif est de mettre le gouvernement en porte à faux, avec un projet, il est vrai, peu concerté et très mal préparé. La preuve ? Face à ces injustices, quelles réponses apportent ces manifestants autres que celle de s’opposer purement et simplement ? Aucune ! Quel aveu d’impuissance !

Le sujet, au lieu de diviser les français et en opposer une partie tournée systématiquement contre l’autre (selon la vieille règle archaïque du bipartisme dont la France souffre tant et où l’on s’oppose seulement pour s’opposer par principe, quelqu’en soit la cause), ce sujet-là méritait un large consensus. Pas une confrontation entre français. Et encore moins une manifestation avec des relans plus ou moins homophobes.

Le gouvernement, en présentant de son côté ce projet comme un bouleversement de l’institution du mariage, se trompe de débat. Car le mariage, c’est toute autre chose qu’un simple texte législatif. Et nul gouvernement, nul législateur n’est compétent, ni habilité, pour changer cette institution plusieurs fois millénaire, base de toutes nos sociétés, dans toutes les civilisations ou toutes les cultures, ni toucher à son caractère sacré. C’est une erreur fondamentale.

L’objectif était pourtant très simple : accorder aux couples - à tous les couples quelles que soient leurs orientations sexuelles - les mêmes droits civiques et les mêmes devoirs, et mettre fin aux injustices actuelles créées par un PACS imparfait et resté inachevé. Il suffisait de remplacer, pour tous les couples (hétéros ou homos), le mot “mariage” (qui n’a rien à faire dans cette nécessaire réparation juridique d’une injustice constatée) par le mot “union civique”, celle-ci s’appliquant désormais également à tous les couples, quels qu’ils soient. Le débat en aurait été plus apaisé. Mais on a préféré chercher la confrontation au nom de principes désuets et trop souvent partisans.

enfant.jpgUn autre débat, cependant, s’ouvre : c’est la place de l’enfant dans ces couples, les uns issus de l’union naturelle d’un homme et d’une femme, les autres dans le cadre d’une adoption concertée - et très largement répandue - et que reconnaît déjà la Loi. Mais celle-ci se révéle impuissante à apporter des réponses pleinement satisfaisantes, car la loi de la nature a "pipé les dés".

Par contre, soutenir un projet de Loi comme la PMA (Procréation Médicalement Assistée), pose un grave problème de fond - et ô combien dangereux dans ses possibles dérives - dont je ne suis pas sûr qu’il soit à la veille d’être résolu. Outre le fait que la Sécurité Sociale n’a pas été créée ni conçue dans cet objectif purement sociétal - celle-ci a d’autres priorités et d’autres obligations à remplir auxquelles elle doit déjà faire face, mais sans y parvenir totalement dans un esprit de justice sociale - je crois qu’on a raison de vouloir dissocier totalement cette PMA du débat purement juridique de l’union civile pour les couples de différentes orientations.

Voilà pourquoi je ne peux soutenir la forme que l’on donne, des deux côtés, à ce grave débat dont je n’ignore pas l’importance.

Je renvoie donc dos à dos les protagonistes des deux camps, car j’estime que tous deux sont dans l’erreur et se trompent totalement quant au débat qui s'ouvre dans quelques jours.

17:36 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 20 novembre 2012

À PROPOS D'IMPLOSIONS EN CHAÎNE

La France a assisté, ce soir du 19 Novembre 2012, à l’implosion de l’UMP.

Tout comme elle assiste aussi, parallèlement, à l’implosion de la courte majorité de François Hollande.

copé-fillon.jpgCertes, à l’UMP, celle-ci a vu la victoire étriquée de J.F.Copé à sa présidence avec 98 voix d’avance seulement sur près de 180.000 suffrages exprimés. Mais celui-ci, dès son élection, se réclame aussitôt non d’une volonté de rassemblement mais d’une “droite décomplexée”. Et, si l’on s’en tient à ses propos de campagne, cette droite-là n’est qu’une droite très “lepénisante”. C’est une erreur qui ne pardonnera pas, surtout dans ces conditions-là.

Comme l’a traduit peu après le candidat défait - François Fillon - cette position consacre, outre les nombreuses fraudes utilisées à cette fin, la fracture “morale et politique” de l’UMP. Les mots sont durs et sans appel : l’UMP a bien implosé.

Qu’on ne s’y trompe pas : les conditions de toute (re)conquête du pouvoir par cette droite-là sont considérablement amputées. En effet, de par le monde (et pas seulement en France), il est prouvé que toute droitisation d’un candidat l’éloigne généralement du pouvoir. En France, cet été, on a vu un Sarkozy, très mal conseillé, notamment par un Buisson aux accents maurassiens, infléchir son discours vers une droitisation outrancière : on sait le résultat. Aux USA, il y a quelques jours, alors qu’Obama se représentait face à ses électeurs avec un bilan très décevant et lourd, bilan qui, normalement, aurait du le conduire à sa défaite, c’est cependant son adversaire Romney qui a fait l’erreur fatale d’infléchir son discours vers une droite pure et dure alors que toute son action passée, très sociale comme gouverneur de son état, ne l’y disposait pas : au final, ce n'est donc pas Mr Obama qui a gagné l'élection mais Mr Romney qui l'a perdue.

On pourrait multiplier ainsi les exemples....

L’UMP droitisante à la façon copéiste a, si elle persiste dans ses discours lénifiants, vraisemblablement perdu toutes chances de (re)conquête du pouvoir.

Cette (re)conquête-là ne peut, et ne pourra, se faire que dans un large rassemblement des français. Pas en continuant de les diviser entr’eux, pas en entretenant les éternels antagonismes ravageurs et suicidaires de droite contre gauche (ou vice-versa) où chacun bannit systématiquement l’autre. Ni en faisant ressurgir, en ultime sauveur, de la voiture balai le battu de la dernière élection.

Le centre, quant à lui, devant ces implosions en chaîne, et si certains de ses dirigeants qui s’en réclament aujourd’hui voulaient bien s’éloigner de leurs étroites considérations purement électoralistes, si ceux-là offraient, enfin, aux français la chance de se réconcilier entr’eux, ce centre-là devrait y trouver toute sa place en ayant un rôle déterminant et nécessaire de rassembleur. Et c’est bien autour de ce rassemblement que s’organisera tout futur pouvoir pour faire face aux périls où la France est placée. Toute autre stratégie est vouée à l'échec.

C’est le défi qui se présente aujourd’hui au centre : à lui de prouver, en surmontant enfin les egos des uns ou des autres, s’il est capable ou non de le relever.

mardi, 06 novembre 2012

À PROPOS DU GAZ DE SCHISTE

À PROPOS DU RAPPORT GALLOIS

ET LE GAZ DE SCHISTE


schiste.jpgC’est l’une des qualités du rapport Gallois, qui fait actuellement l'actualité (inspiratrice, peut-être ?) de la future politique gouvernementale, de ne pas faire l’impasse sur cette ressource énergétique - je parle ici du gaz de schiste - ressource immense qui se trouve sous nos pieds et dont les énormes réserves pourraient assurer tant le relais des énergies fossiles (qui s’épuisent et arriveront bientôt à leur terme), que notre indépendance énergétique pour de très nombreuses décennies. À côté, bien sur, des énergies renouvelables dont chacun sait à la fois les ressources mais aussi leurs limites, sans oublier l’énergie nucléaire dont on connaît aussi les risques et ses propres limites.

On sait les réserves, qui ne sont pas sans fondements, que font certains face à cette ressource nouvelle tant son exploitation peut être dangereuse pour notre environnement.

Le problème n‘est pas le gaz en lui-même, mais les techniques à mettre en œuvre pour l’extraire et l’exploiter dans des conditions sures : il est certain que ces techniques ne sont pas encore au point et on peut comprendre ceux qui s’élèvent contre toute exploitation aveugle, comme on le constate ici ou là dans nombre de pays étrangers, dans des conditions aussi incertaines et périlleuses.

FAUT-IL INTERDIRE ?

Mais le grand tors de cette attitude est d’interdire purement et simplement toute recherche et fermer la porte à cette ressource sous prétexte que nous ne maîtrisons pas encore une technique pérenne et respectueuse pour l’exploiter. C'est une attitude suicidaire.

Quand on voit fleurir certaines pancartes qui affichent “Non au gaz de schiste !”, c’est là une attitude aussi coupable que celle de ces exploitants hâtifs qui font fi, par ailleurs, des risques encourus. Et interdire, comme on le fait aujourd’hui, de s’approprier les techniques nécessaires pour sécuriser l’exploitation de cette ressource est une attitude totalement irresponsable, donc à bannir fermement : c’est nier la compétence et la capacité inventive de nos chercheurs, de nos ingénieurs, de nos techniciens pour résoudre une difficulté qui, comme toute autre, ne peut être indéfiniment insurmontable.

Le devoir de nos décideurs est donc d’encourager ces recherches, leur donner les moyens nécessaires pour qu’à terme elles trouvent une issue à la difficulté actuelle de cette exploitation. Car, en dépit des protestations aveugles de certains, exploitation de ce gaz il y aura bien un jour ou l’autre, car elle sera une nécessité absolue pour notre développement économique face à nos concurrents, et la défense de nos emplois.

Le devoir de nos décideurs est donc de se préparer dès aujourd’hui, et avec une constante application, à relever ce défi qui, quoiqu’en disent certains, conditionnera bien notre avenir.

Ce n’est pas là le moindre des mérites du rapport Gallois de ne pas se taire à ce propos.

mercredi, 26 septembre 2012

LE COUP DE PIED de Mr BORLOO

mouvement démocrate,bayrou,politiquePour le cas où nul ne l’aurait pas déjà compris, la réponse de Jean-Louis Borloo à la main tendue de François Bayrou est “non”. Et pour qui serait ou sourd ou aveugle, Mr Borloo ne cesse de le marteler à longueur de déclarations.

C’est une sorte de coup de pied de l’âne : sauf que Mr Borloo se trompe ici de cible. Ce n’est pas, chez lui, sa première erreur.

Au hasard des billets qu’on relève sur la toile à ce propos - car cette évidence est maintenant incontournable -  j’ai remarqué celui d’Olivier Nataf, Vice-Président du MoDem (français de l’étranger) et co-fondateur du MoDem US. Et celui-ci de remarquer justement : “Il y a (déjà) un courant à l’UMP qui se revendique du centrisme et de l’humanisme : ceux qui se retrouvent dans cette alliance automatique ont donc déjà un espace d’expression”.

Et David Guillerm, un autre internaute, de poursuivre (“L’UDI, wait and see”) : “J’ai du mal à me positionner sur l’UDI, rassemblement de centre droit, affilié systématique à l’UMP et ses alliés. J’ai du mal à me reconnaître dans un mouvement qui, avant même le moindre scrutin, a déjà abandonné le combat électoral au profit de futures alliances avec l’UMP. Je ne comprends pas que l’on puisse faire de telles déclarations sans connaître le futur programme de l’UMP”.

Une logique imparable !

Et Olivier Nataf (déjà cité plus haut) de continuer par ailleurs son billet : “L'UDI rate une occasion historique de mettre le centre au pouvoir.... Le centre-droit est une supercherie électoraliste et une escroquerie idéologique. L'objectif de ce nouveau parti est de se mettre en position de négocier des postes avec l'UMP, mais pas pour appliquer d'autres idées que celles de la droite une fois au pouvoir.... La bipolarisation est incontournable, mais le bipartisme ne l'est pas : l'UDI se soumet aux deux..... Il ne s’agit pas de choisir entre la gauche et la droite, mais de proposer un troisième projet de société”.

Peut-on espérer un sursaut de Mr Borloo sous la poussée d’authentiques centristes qui se trouvent heureusement à ses côtés ?

Mr Borloo nous a déjà habitués à de nombreuses volte-faces. Celle-ci serait vraiment salutaire.

dimanche, 16 septembre 2012

POURQUOI VOULOIR DEVENIR BELGE ?

Il ne fait plus bon vivre riche en France.

mouvement démocrate,bayrou,politique,débats de sociétéSurtout quand les riches voient que l'effort "exceptionnel" qui leur est demandé pour redresser la situation en France - ce qui pourrait être fort louable - n'est accompagné d'aucun effort de la part de l'état qui continue, de son côté, de dépenser à gogo.

"Exceptionnel", ensuite, dans la bouche de nos "politiques" qui ne nous ont guère habitués à supprimer des impôts et les brandissent même comme des trophées de guerre, çà veut dire quoi ? Pour 2 ans, pour 5 ans, ou pour "perpète" ? C'est le flou absolu : aucun engagement ferme sur ce point.

Résultat : près de 500.00 contribuables français - et pas seulement des milliardaires mais des gens plus modestes qui ne veulent pas, en fin de carrière, se faire confisquer le fruit du travail de toute une vie - se sont installés en Grande-Bretagne : il est vrai, que là-bas, l'impôt sur les sociétés, qui était de 28%, a été ramené à 24% et devrait passer à 22% d'ici 2 ans ; le taux maximal sur les hauts salaires (+ de 190.000 €) a été ramené de 50 à 45%, et il n'y a pas d'ISF. En Belgique, il n'y a ni ISF, ni impôt sur les plus-values : des français s'y installent désormais par milliers. En Suisse, 1 français s'y installe par jour. etc....

Y a-t-il donc de la grandeur d'âme à vouloir se laisser plumer ?

Mais, ce qu'il y a de plus grave dans cet exode, ce n'est pas seulement des capitaux français qui s'évadent pour s'investir à l'étranger, mais ce sont des cerveaux, des chercheurs, des universitaires formés et diplômés en France qui se mettent au service d'états qui les respectent, eux, comme il se doit ; ce sont aussi des sociétés incitées à délocaliser leur siège social, etc.....

Voilà pourquoi "on peut avoir envie de devenir belge", pour répondre à la question posée récemment sur une grande radio nationale.

Quand l'état se laisse aller au vieux démon de la confiscation des forces vives d'une nation et de ses richesses potentielles pour satisfaire des promesses hasardeuses - tout en se préservant soigneusement de tels efforts pour lui-même - voilà le résultat !

Faut-il s'en étonner ?

lundi, 10 septembre 2012

LA CULTURE MUSICALE OCCIDENTALE....

cult.music.jpgJ'ai réécouté ce soir avec plaisir le concert donné en 2010 au Musikverein de Vienne (Autriche) par cet extraordinaire pianiste chinois : Lang-Lang.

Quelle technique ! Quelle sensibilité ! Quel enthousiasme ! Même si cela l'entraîne parfois à des vélocités auxquelles je suis peu habitué encore.

Mais, en "off", j'entendais après ce concert qu'il y a en Chine 50 millions de jeunes chinois qui apprennent le piano et de présenter quelques échantillons de leur savoir-faire : éblouissant de maîtrise !

Comment s'étonner qu'il n'y a désormais plus un concours en Occident sans qu'un chinois, ou un asiatique, n'emporte un prix souvent fort mérité ? Et d'entendre aussi un vieux professeur chinois de piano dire : "Chopin, c'est toute mon âme. Et Debussy toute ma culture".

Curieux : je n'ai jamais entendu un seul de mes maîtres au Conservatoire me tenir un tel langage. Faut-il aller désormais en Chine pour se pénétrer de notre culture musicale occidentale ?

Je m'interroge.

mercredi, 14 mars 2012

RÉPONSE à Mr Claude GOASGUEN

mouvement démocrate,bayrou,politiqueAyant déclaré sur Twitter : "On ne peut prétendre être centriste quand on soutient Sarkozy. C'est une usurpation", Mr Claude GOASGUEN, lui aussi ancien centriste qui en a oublié depuis longtemps toutes les valeurs, me répond : "Bien sur. N'hésitez pas à le dire à Pierre Méhaignerie et à la soixantaine de députés centristes qui soutiennent N.Sarkozy".

Je réponds à Mr Goasguen : "Oui, vous avez raison : voici bien longtemps qu'on n'a plus entendu dans leur bouche, comme dans la vôtre, le message d'indépendance qui est la caractéristique essentielle de la pensée centriste. Tous ces gens-là ne sont que des vestiges".

dimanche, 19 février 2012

François BAYROU ou l'INTELLIGENCE HUMAINE


Avec François Bayrou, on a l’impression d’entrer dans une nouvelle dimension. Il sort du cadre traditionnel, ne parle pas cette langue de bois, ne pratique pas la lutte de clan contre clan, ne participe pas aux combats de coqs. Il nous fait voir le monde autrement, sous un autre éclairage. Dans cet univers sclérosé, étouffant, cet air vicié faute d’être aéré et renouvelé, une porte s’ouvre …

Depuis des lustres, François Bayrou nous parle d’humanisme. Ce mot paraissait désuet, angélique, utopiste. Certes il évoquait la Renaissance, le développement des sciences, de la culture, un tournant de civilisation qui a suivi l’invention de l’imprimerie, comme c’est le cas aujourd’hui de la révolution de l’information suite au déploiement d’Internet. Mais le terme a  une connotation passéiste, voire gnan-gnan. Or ce mot prend aujourd’hui une autre résonance … Jean Léonetti crée au sein de l’UMP un courant appelé « La droite humaniste ». Même le Parti de Gauche sous-titre son programme « L’Humain d’abord ». On remarquera au passage que les termes de socialisme et de capitalisme, appartiennent eux aussi à un ancien référentiel, sont dépassés, même s'ils sont encore employés. Le capitalisme initialement entrepreneurial a évolué vers la financiarisation de l'économie, le libre-échange dans la mondialisation. Le socialisme qui faisait référence à une économie administrée par l’Etat, niant la propriété privée, désigne maintenant plutôt un modèle privilégiant l’égalité et la gestion collective, sans pour autant remettre en question la propriété privée, le statut de nos entreprises et même le libre- échange.

François Bayrou prône également depuis toujours les valeurs de la république, ornant les frontons de nos écoles et des mairies de nos villages : « liberté-égalité-fraternité », ce qui peut paraître ringard, provincial, aux oreilles du tout-venant.

On découvre que cette vision est en fait empreinte de profondeur philosophique, d’une anthropologie de l’homme définissant les contours d’un modèle de société qu’il s’agit, sinon de retrouver, de redéfinir. Pas d’un système complexe, que seules des élites pourraient comprendre, dont elles pourraient s’approprier et qu’elles chercheraient à appliquer de manière dogmatique, mais des notions simples, qui donnent une direction, pour réorienter notre boussole à tous, dans un monde à la dérive.

Liberté-Egalité-Fraternité, triptyque de valeurs unies et indissociables se tenant comme une clé de voûte, marque la devise de cette République qui vise à libérer l’homme, à l’émanciper et à l’assurer, à l’épanouir, à le lier aux autres dans un destin commun. Le modèle capitaliste d’économie de marché incarné par la droite a privilégié la liberté, mettant l’argent au centre, en ayant laissé malgré tout se développer les inégalités. Le socialisme incarné par la gauche, a préféré l'égalité, en mettant l’Etat au centre oubliant souvent l’entreprise.  L'humanisme plutôt incarné par le centre, réfère à la fraternité, trop oubliée. Prônant l'équilibre entre ces trois piliers. François Bayrou exprime que "La République est le projet politique de l'humanisme"  dans sa préface de mon livre intitulé "La révolution humaniste". C’est même un projet de société, un principe de civilisation. On comprend alors mieux l’idée de majorité centrale, d’esprit d’union nationale, qu’appelle de ses voeux le candidat à la présidence de la république.

liberte_egalite_fraternite.jpg

Certains cherchent des coupables tout désignés pour expliquer la crise que nous traversons, les dérives de la mondialisation, d'un capitalisme financier jugé prédateur : les dirigeants, les élites, les banquiers, les actionnaires, la mondialisation, le libre-échange, l'euro, les institutions européennes,la Chine... Ils veulent faire croire que les dangers viennent de l'extérieur et qu'il suffit de fermer les frontières ou de se débarrasser des catégories présumées coupables. Mais ne nous méprenons pas. Cette vision nous empêche de regarder les véritables causes de nos maux, nos propres responsabilités de citoyens, de consommateurs, d'investisseurs, d'entrepreneurs, ...les défauts d'un modèle de fonctionnement de la société, qu'il s'agit de repenser non seulement collectivement, mais aussi individuellement, dans nos comportements.

Les causes profondes des dysfonctionnements proviennent notamment d’une trop forte polarisation de la société sur l'argent, sur la recherche du profit, sur les valeurs matérialistes et individualistes. L'argent était un moyen, un médiateur d'échange, une représentation de valeur marchande. Mais il est devenu une fin, un objectif, induisant une perversion, une sorte de maladie mentale de la société. De cette méprise découlent les symptômes de la maladie, les crises que nous traversons : crise économique, crise sociale et crise morale. Un système générant des inégalités croissantes, ne parvenant pas à venir à bout de la pauvreté, dégradation du niveau scolaire, déculturation. Le citoyen est infantilisé dans une démocratie d'opinion, noyé par une information qu'il a du mal à maîtriser, les idées toutes faites délivrées par les médias, la télévision. Il se réfugie dans le divertissement, dans la télé-réalité. Son sens critique n'est plus nuancé et il devient soit suiveur passif soit révolté et violent.

Il faut retrouver le sens du bien commun et remettre l'homme au centre, l'humain plutôt que l'argent. L'approche humaniste permet alors d'envisager un nouveau modèle de société.

C'est la prise de conscience et la responsabilité, exercées en démocratie, qui permettront aux citoyens de comprendre, d'adhérer à un nouveau modèle en redéfinissant ses priorités, ses valeurs, les structures de fonctionnement privilégiant le sens du bien commun et l'épanouissement de l'homme, le respect de l'autre. Il faut passer d’une démocratie d’opinion, où les citoyens n’ont guère à réfléchir et sont invités à adhérer à des idées toutes faites, à une démocratie adulte. Mais si les citoyens sont d'accord pour s'imposer de nouvelles règles, des contraintes de régulation, de partage, d'économies d'énergie etc. sans être motivés individuellement, sans avoir envie d'agir ainsi, ils seront malheureux, frustrés. Alors que s'ils retrouvent un altruisme naturel, un plaisir de l'échange et du lien social, ils seront en harmonie avec le modèle. Cela passe par l'éducation, le vécu d'expériences, la réflexion.

La compétition est stimulante mais si elle n’est pas exercée avec coopération, elle peut générer une déperdition d’énergie, des investissements redondants voire du gaspillage, aller contre l’intérêt commun et au final être destructrice. Il faut penser à de nouveaux modes de gouvernance plus coopératifs, visant l'intérêt général et durable des acteurs plutôt qu'un profit financier à court terme au détriment du reste. Pour l'illustrer : des exemples concrets d'expériences coopératives, mutualistes, associatives (auberges de jeunesse, Compagnons d'Emmaüs), AMAP en plein développement, commerce équitable, microcrédit, échanges non marchands, Wikipedia ... L'approche coopérative a été celle de la construction européenne, celle de Robert Schuman et de Jean Monnet, visant la paix et la prospérité des peuples d’Europe. Elle doit être à nouveau entreprise pour renforcer et solidariser l’Europe en ces temps de crise par des actions communes visant un intérêt général commun : grands projets communs, plan de relance commun, eurobonds, partage d’innovation, plates-formes d’échanges de technologies, intervention dela BCE, … Cette approche peut être élargie à de multiples domaines et au niveau mondial (à condition de garantir une légitimité démocratique). Elle peut même être appliquée en politique, lorsqu'il faut se mobiliser dans un esprit d'union nationale, en temps de guerre ou de grave crise, comme la France l'a fait après la guerre en forgeant son modèle social défini par le Conseil National de la Résistance en 1958 avec le Général de Gaulle.

C’est ce que François Bayrou propose dans le contexte de crise que nous traversons, en appelant à cet esprit d’union nationale. Il ne s’agit plus pour la gauche de battre la droite, pour la droite de battre la gauche, mais bien de redresser le pays ensemble !

Dans tous domaines, entreprise, Europe, ou politique, l'approche coopérative doit prendre le pas sur l'approche compétitive. Et l’humain doit prendre le pas sur l’argent et sur l’Etat. Pour ce faire, François Bayrou en appelle à l’intelligence humaine, à des citoyens responsables qu’il respecte, qu’il ne prend pas pour des « gogos ».