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mercredi, 06 octobre 2010

L'AFFAIRE KERVIEL

kerviel.jpgQuoiqu’il soit de règle qu’on ne commente pas des décisions de justice - mais celle rendue hier ferait l’objet d’un appel, ce qui la rend momentanément caduque et rend un peu de notre liberté de dire - la condamnation de Mr Kerviel prononcée ce 5 Octobre, lui faisant porter, à lui seul, la totalité de la responsabilité de la perte de plus de 4 milliards d’euros à son employeur, interpelle quand même.

Comment peut-on admettre que cet employeur - la Société Générale - ait enregistré, l’année précédent cette perte, un gain de plus d’un milliard d’euros engendré par ce même trader - et dont on suppose qu’elle s’en est vivement félicité ! - et ait, ensuite, tout ignoré l’année suivante de la perte cumulée au fil des mois de 4 milliards, sans s’apercevoir de rien en cours de route ? La ficelle est quand même un peu grosse.

Évidemment, la condamnation de Mr Kerviel à payer à son employeur près de 5 milliards d’euros permet à la banque de faire désormais figurer à son bilan l’existence d’une créance à son profit de cette somme exorbitante, même si chacun sait que Mr Kerviel ne vivra jamais assez vieux pour l’honorer jusque le dernier centime : c’est une condamnation parfaitement irréaliste “à l’américaine”. Cela conforte, très artificiellement, le fonds de roulement bilantiel de la banque, et ce dans une période où un résultat inverse l’aurait gravement fragilisé. Le jugement rendu est, au millimètre près, celui qu’aurait rendu la banque elle-même si celle-ci avait occupé la place du juge qui a prononcé la sentence.

Ce jugement est troublant à tous les niveaux. Loin de nous de nous apitoyer ou excuser certaines imprudences qu’aurait commises Mr Kerviel - mais on sait aussi que le métier de trader joue en grande partie sur des prises de risques qui peuvent être considérables - mais nous faire croire que la banque n’était au courant de rien alors qu’elle constatait presque journellement d’énormes masses de capitaux se déplacer par l’entremise de Mr Kerviel, c’est un peu gros à avaler.

Ce jugement est un jugement de circonstance. Il ne fait pas honneur à la Justice.

mercredi, 07 janvier 2009

NOTE À DES MILITANTS

NOTE (TRÈS PEU) CONVENTIONNELLE

Le Mouvement Démocrate a maintenant un peu plus d’un an. Sa fondation, c’était début décembre 2007 à Villepinte : on s’en souvient tous comme d’un moment d’exception vécu dans l’enthousiasme.

Alors que nous abordons une année nouvelle et que nous abondons tous en vœux les plus divers, peut-être est-ce l’occasion de faire un bref bilan de cette première année écoulée.

Franchement, mon sentiment sur ce sujet est, pour le moins, très partagé.

D’abord, nous avons consacré de longs mois, presqu’une année entière, en palabres inutiles et discussions tatillonnes pour rédiger nos étroits “règlements intérieurs” dont chacun sait pourtant le caractère superflu et artificiel. On y a investi une énergie considérable, tout comme si l’action politique ne pouvait se faire qu’avec ce bréviaire à la main. Pourtant, même François Bayrou nous avait malicieusement mis en garde en affirmant qu’en 35 ans de responsabilité aux affaires, il n’avait jamais consulté une seule fois les règlements intérieurs précédemment élaborés avec grand soin. Et je lui donne entièrement raison : le meilleur règlement intérieur est celui du bon sens et du respect d’autrui. Il n’était nul besoin de ces textes qui frisent souvent le ridicule pour affirmer notre existence et entreprendre une action pourtant urgente. Que de temps perdu pour rédiger un texte qui sombre déjà dans l’oubli général !

Et pourtant nous étions face à des échéances majeures qui nécessitaient beaucoup plus d’attention que ces débats stériles de juristes en chambre. Le Mouvement Démocrate a alors raté son entrée sur la scène politique. “Parti le plus populaire, il s’est peu à peu désagrégé dans l’opinion au point de figurer désormais derrière le P.S. et les Verts” relevait un éditorialiste. Et, plus récemment, ses résultats aux législatives partielles, ou d’autres élections locales, sont, pour le moins, très décevantes. C’est là le prix d’une trop grande dispersion de nos énergies.

Et pourtant encore, le Mouvement Démocrate demeure solide sur sa base électorale, alors que son pseudo rival - le Nouveau Centre - est totalement inexistant sur la scène politique, trop inféodé est-il à son grand mentor glouton, l’UMP.

Pourquoi donc cette défaveur ?

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lundi, 17 mars 2008

L'ASSASSINAT D'UN ARCHEVÊQUE

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La guerre civile intérieure qui sévit en Irak depuis la chute de Saddam Hussein fait impitoyablement chaque jour, malgrè les dénégations de Mr Bush, des dizaines - parfois des centaines - de victimes. Au point que ceci est désormais banalisé et rangé au chapître des faits divers qui n’émeuvent plus grand monde : à peine quelques lignes de temps à autre au bas d’une page de nos quotidiens.

Pourquoi donc saluer ici particulièrement, au nombre de ces milliers de victimes qui toutes ont droit égal à notre hommage, l’assassinat de Mgr Faraj Rahho, Archevêque chaldéen de Mossoul, qui était le plus éminent dignitaire chrétien d’Irak ?

Tout simplement parce que cet Archevêque est porteur de tout un symbole.

Il faut dire en effet très fort la honte, l’indignité, la lâcheté de l’Occident qui détourne les yeux pudiquement de ce drame dès lors qu’il s’agit des chrétiens d’Orient, de cet Occident qui prend prétexte de la situation déjà complexe du conflit entre les juifs et les arabes pour taire celui qui, en plus, frappe aussi les chrétiens (même s’il y a parmi eux beaucoup d’arabes).

Le fait qu’on laisse systématiquement décimer - même physiquement - les diverses populations de l’Irak, au sein desquelles il y avait près d’un million de chrétiens (chaldéens) avant la guerre, il n’en reste plus aujourd’hui que 200.000.... Le fait qu’on tait qu’en Égypte, les chrétiens coptes sont soumis à des persécutions.... Le fait qu’on passe sous silence qu’en Turquie, les rares chrétiens qui demeurent n’ont plus les mêmes droits civiques que les musulmans, tout cela, l’Occident a honte de le dire. Cà ne lui portera pas bonheur.

S’il n’y a pas un sursaut de ce point de vue-là, je crois qu’on assistera, contrairement à cet idéal que nous prêchons tous les jours avec bonne conscience, on assistera bientôt à ce que le Proche-Orient sera mono-color du point de vue religieux. Et tout ce qu’ont apporté les civilisations différentes au cours d’innombrables siècles - et dont nous avons à en être fiers - disparaîtra dans l’oubli de cette tourmente.

Tout comme Israël doit rester au Moyen-Orient car il y a toute sa place historique, il faut que les chrétiens y restent aussi : leur place est la même.

Hélas, nous n’en prenons pas le chemin.

lundi, 03 septembre 2007

LE NOUVEAU DISCOURS de Mr SARKOZY sur la TURQUIE

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Mr SARKOZY vient de réunir nos ambassadeurs pour faire avec eux le point de notre nouvelle stratégie en matière de diplomatie dans le monde. Une diplomatie qui rompt d’ailleurs sensiblement avec celle conduite précédemment par Mr CHIRAC. Tous ont été particulièrement plus attentifs quand le discours présidentiel a abordé le problème du contour des futures frontières de l’Europe, notamment en évoquant plus particulièrement le volet de celles avec la Turquie. Nous devons savoir en effet vers quelle Union nous allons, et où nous voulons et pouvons aller.

Que l’Union soit définie comme la ”priorité des priorités” de la diplomatie française avec une telle vigueur est une excellente nouvelle. Que Mr SARKOZY ait éprouvé le besoin de se défaire de l’image de ”Cavalier seul” qu’il commençait sérieusement  à avoir, jusque tout récemment, dans les milieux communautaires est un signe rassurant. Qu’il tente de sortir aujourd'hui de son isolement sur la ”question turque” est encourageant.

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mardi, 28 août 2007

LES ILLUSIONS FRANçAISES

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En fait, à en croire les sondages, les français sont satisfaits du nouveau style qu’a su imposer Nicolas SARKOZY à la fonction présidentielle. Même que ses adversaires politiques - le P.S. entr’autres - ont du mal à encaisser. Il ont pris un sacré coup de vieux.

Dans les milieux européens, on préfère aussi ce ”dynamisme” et ce ”volontarisme” à l’effacement français des ”années CHIRAC”. Et l’on est surtout satisfait de voir que, pour l’heure, son idée de traité ”modificateur” est susceptible de sortir l’Union de son impasse institutionnelle. Même si cette bataille du ”nouveau traité” n’est en rien gagnée, de loin s’en faut ; outre son aspect minimaliste qui nous éloigne des ambitions qu’on caressait de voir naître, dans l’Europe, un géant mondial capable de se hisser au même niveau des superpuissances dominantes. Espoir dont la déception ne peut que nous tarauder.

Ce qui n’empêche pas nos partenaires européens, même ceux considérés comme nos amis les plus proches, de mettre en garde notre nouveau Président contre les effets pervers de son hyper activité presque maladive et son égotisme pathologique. ”L’Europe, c’est une équipe. On n’est efficace que si l’on sait jouer collectif” lui rappelle-t-on avec ménagement ici et là.

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lundi, 27 août 2007

LA FOLIE PÉNALE

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”Il faut étudier la possibilité de juger tous les auteurs (présumés) de crimes, y compris les fous, c’est-à-dire des gens déclarés pénalement irresponsables”.

Telle est la trouvaille du jour, prise comme sur un coup de tête et transmise aussitôt à la Garde des Sceaux par un coup de fil annoncé comme un coup de pub.

L’idée, aussi saugrenue soit-elle, n’est pas nouvelle : dans certaines ”sphères” d’influence (et aujourd’hui proches du pouvoir en place), on veut remettre en question la ”présomption d’innocence”, ou le droit de chacun à un ”procès équitable”,  ou la restauration des pratiques d’une ”justice expéditive”, ou encore la détection par la sélection au berceau des ”anormaux” potentiels (débat ayant déjà soulevé des frissons d’indignation, on s’en souvient, lors de la campagne des présidentielles). Ou, enfin, la criminalisation des démences.

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samedi, 07 juillet 2007

AIMER L'EUROPE

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Le titre, à lui seul, avait de quoi attirer. J’ai aimé lire, non sans une certaine avidité gourmande, le livre de Robert Toulemon : “AIMER L'EUROPE”.

Que Mr Sarkozy se pose en ”sauveur de l’Europe” est une chose. Que l’Europe soit sauvée en est une autre....  

Nous ne pouvons ne pas cerner les limites du ”succès” du dernier Conseil Européen : l’abandon des symboles mais aussi l’absence de toute correction des lacunes et des faiblesses du Traité Constitutionnel. On espérait un renforcement des dispositions relatives à l’énergie, au climat, à l’immigration, au social. On pouvait espérer une composition de la Commission assurant mieux son autorité. Au lieu de cela, l’élimination de la mention de la concurrence non faussée des objectifs de l’Union - dont elle demeure un instrument essentiel - apparaît comme une concession, heureusement sans portée, aux tenants français du "non" de gauche.

FAIRE SAUTER LE VETO ANGLAIS

Mon grand regret, c’est l’inexistence d’une Europe politique. Il faut faire sauter ou contourner le veto anglais : cela devient un impératif et une urgence !

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mercredi, 20 juin 2007

CHAPEAU SARKO !

e6b8138c0ce08c97441b68e47c888cd6.jpgIl est bon. Il est même excellent. Eh oui, je parle bien de Nicolas Sarkozy!

J’ai été suffisamment critique, satirique, alarmiste envers lui pour maintenant autocensurer les sentiments positifs que Sarkozy m’inspire aujourd’hui,  après ses débuts à l’Élysée, la formation de son gouvernement et  l’image de ”gagneur” qu’il sait donner à une France qui a effectivement besoin de voir ses structures (et bien des têtes) dépoussiérées, secouées, modernisées.

Son entretien ce 20 Juin avec PPDA et Claire Chazal était un petit chef d’œuvre de prestation télévisuelle pour un Chef d’État qui doit incarner la Nation et représenter une France qui avait perdu ce dynamisme et ce moral  sans lesquels l’avenir est bouché. Entre nous, Sainte Ségolène, dans la même situation, m’aurait sans doute fait lever les yeux au ciel. Sarkozy, lui, m’incite à regarder droit devant. C’est peut-être d’abord cela, ”l’effet Sarko”. Pauvre Ségolène: avec elle, la photo aurait été (parfois) bonne. Figée. Avec Sarko, c'est l'image et le son qui font impression. En mouvement.   

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mardi, 05 juin 2007

LE DANGER D'UNE TROP FORTE MAJORITÉ

49c3ca497d6f35b6ddaef61407931931.jpgQue l’on soit d’accord ou non avec son programme, il est un fait irréversible : Mr Nicolas SARKOZY a été élu Président de la République par un peu plus de 50% des français. Il est donc normal qu’il veuille mettre en œuvre le programme pour lequel il a été élu.

Que, pour mettre ensuite en œuvre ce programme, Mr Sarkozy ait besoin d’une majorité à l’Assemblée, quoi de plus naturel et de plus légitime?

Mais la question se pose aujourd’hui : de quelle majorité faut-il disposer à l’Assemblée Nationale pour pouvoir mettre en œuvre un tel programme ? La réponse est simple : il y a 577 députés ; donc la majorité détenant cette majorité absolue doit être au minimum de 289 élus.

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lundi, 04 juin 2007

RÉSISTER

J'ai reçu un très beau poème, en hommage à Marie DURAND, intitulé RÉSISTER, écrit en 1888 par l'arrière grand'mère paternelle de Claude DE GIRARDI.

(Je la remercie particulièrement de cet envoi)

Comme notre amie le dit si bien : "Résister, valeur intemporelle, valeur du moment"

01:55 Publié dans DÉBATS | Lien permanent | Commentaires (0)