un compteur gratuit pour votre site web

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 16 juin 2007

LA MAGIE de Mr SARKOZY

0b0dcf7ad350801e30309da3d347105b.jpgQu'il s'agisse des résultats de l’UDF-Mouvement Démocrate pour dimanche ou ceux du P.S., ils sont indignes de leurs scores aux Présidentielles. Pour le parti de François Bayrou, c'est moins grave. Mais le P.S., lui, est totalement dans les choux : les socialistes sont déjà - et toujours - plus préoccupés par leur campagne interne que par les Législatives. Mauvais opposants, ils l'ont été durant cinq ans. Le peu de meubles qu’ils sauveront seront pour eux des cadeaux, non du ciel, mais d’un mode de scrutin qui ne nourrit que les gros.  

Les explications de cet état de fait ne manquent pas. Plus ou moins rationnelles…

Lire la suite

jeudi, 14 juin 2007

Les 3 LEçONS du 1er TOUR

02d24e46b6da49f24fdf70d390357300.jpgLa vague bleue annoncée déferle, le rose du P.S. est bien pâle, les girouettes ”centreuses” avides de rata voient leurs trahisons récompensées : la future Assemblée ne sera qu’une chambre d’enregistrement.

Où est donc l’événement ? L'événement - le seul - est dans le taux historique d’abstentions. Du jamais vu depuis 50 ans !

Cette abstention record est d’abord un démenti cinglant à ceux qui, commentateurs ou politiques, avaient vu dans la participation civique exceptionnelle de la Présidentielle, le signe d’une ”réconciliation des Français avec la politique”, d’une ”revitalisation de la vie démocratique”.

Lire la suite

vendredi, 08 juin 2007

SACRÉ MORIN !

ou la couleur du cheval blanc d'Henri IV


d58d6131bf1bbfcf5fe3c72553318be8.jpgHervé MORIN est-il appelé à devenir le "comique troupier" de la Défense Nationale ?

On pourrait le croire. Après cet ordre du jour envoyé aux armées sitôt sa nomination au Ministère et qui comportait plusieurs fautes d‘orthographe, voici ce que rapporte l’hebdomadaire “L’EXPRESS” dans son édition du 7 Juin :

Durant la campagne présidentielle, Hervé MORIN s’adresse à Claire GIBAULT, chef d’orchestre de profession mais, par ailleurs, Député Européen Membre de l’UDF-MoDem pour lui demander : ”J’ai entendu l’Adagio d’Albinoni, c’est superbe. De qui est-ce ?” (!). Et Claire Gibaut de lui répondre : ”C’est comme la couleur du cheval blanc d’Henri IV”.

Sacré MORIN : il n’en loupe pas une ! On devrait le mettre à la Culture.... pour qu’au moins il se cultive un peu !

dimanche, 03 juin 2007

Les NICHES du PSLE

28624b5228350894ebdecdfc302f8c07.jpgFinalement Hervé Morin, le Ministre de l’attaque contre Bayrou et son ”armée orange” de l’UDF - Mouvement Démocrate a bien fait de créer le PSLE : ”Nouveau Centre d’Accueil” des opportunistes, des amateurs de soupe (ou plutôt de  rata), des orphelins de l’idéalisme, des gloutons de pouvoir et des honneurs. Ils peuvent y entrer en gardant leurs godillots aux pieds. 

PLUS UMPistes que l'UMP !

Au-delà de la machine à réélections qu'il prétend vouloir être, le PSLE offre un abri pour les bissés du grand écart, les schizophrènes de l’engagement ”politichien” qui, dans nos belles provinces et nos villes, voudraient être plus ”UMPistes” que l’UMP tout en se recommandant du centrisme, plus sarkozyste que Sarkozy tout en restant fidèles aux idéaux du christianisme social, aux principes de subsidiarité et aux messages européens de Robert Schuman.

Exclus de l’UDF-Mouvement Démocrate, ils trouvent dans le PSLE (Parti Social Libéral Européen, un nom qui sonne comme une partie de l'extrême-droite italienne), la niche qui leur manquait. Cela favorise les clarifications. Même si ”on” triche encore avec des étiquettes usurpées, histoire de tenter de prendre les électeurs pour des gogos.

Quel est donc le sens du respect de l'électeur chez ces gens-là ? (Ces ”usurpateurs” comme n’hésite pas à les nommer l’éditorialiste Daniel Riot). Cela interpelle.

LA PARITÉ en POLITIQUE

cdf17578c6f61310fd0f4ae6ee98bd66.jpgTraitant de la parité, il nous faut mettre de suite à part l’UDF-Mouvement Démocrate pour simple raison de nécessité : une ”nécessité positive” qui  fait ”Loi positive”. En  l’occurrence,  c’est bien. C’est même excellent : 501 nouveaux candidats au “MoDem”, dont des jeunes, des femmes, des représentants de la société civile et  de ce que l’on appelle les minorités ”visibles”.

Mais dans les autres partis.... Pour ne citer que les deux le plus souvent cités en premier :

• l’UMP ne respecte en rien la parité : elle a les moyens de payer les amendes ! Et elle refuse, en plus, de publier des statistiques. Conformisme, conservatisme et gérontocratie....

• le P.S., qui ne cesse de parler de renouvellement, affiche, lui, 55 ”nouveaux” sur.... 535 ! De qui se moque-t-on ?

DE LA POUDRE AUX YEUX !

 ”Le renouveau mis en avant par les partis, c'est de la poudre aux yeux”, tranche le politologue Dominique Reynié, Professeur des Universités à l'Institut d'Études Politiques de Paris, pour qui l'avancée dans le domaine de la diversité est ”homéopathique”. Et de préciser que parmi les 7.639 candidats, on compte 3.177 femmes, soit 41,6 %, un taux en augmentation de 2,7 points par rapport à 2002. Insuffisant, selon Dominique Reynié : ”L'Assemblée nationale ne comptera pas plus de femmes qu'en 1946-1947 !”

Pour  cause : les candidats du renouveau sont présentés dans des circonscriptions difficilement gagnables, voire perdues d'avance. ”Les partis restent des organisations conservatrices et ne peuvent s'empêcher de préserver les intérêts des sortants, estime Dominique Reynié. ”Le problème, c'est qu'être élu est un métier à risques, ce qui favorise les candidatures de retraités et de fonctionnaires. C'est aussi pour cela que l'ouverture des partis à la société civile, hors fonctionnaires, reste très limitée”.

Pour faire avancer les choses, plus que sur la bonne volonté relative des partis, il faudrait compter sur des réformes institutionnelles, souligne le politologue. Il plaide pour un ”statut de l'élu”, qui offrirait par exemple une assurance sociale et un système de reconversion aux élus limités à deux mandats.

Tiens, tiens : c’est ce que proposait déjà Bayrou....

Les assemblées élues à la proportionnelle (élections régionales ou européennes) sont, de loin, les plus féminisées, souligne aussi M. Reynié. Outre le non-cumul des mandats, appliqué de façon très inégale par les politiques, il défend enfin l'importance de la ”rotation des charges électives”, qui limite le nombre de mandats dans le temps.

Tiens, tiens, c’est (encore)ce que proposait Bayrou…

Mais en attendant le machisme restera bien dominant dans la future Assemblée Nationale.

vendredi, 01 juin 2007

ET LA CONSTITUTION ?

b16c601d17f5388c52ebf5aa8b3b2aa6.jpgNous sommes en train de changer de République. Et ce sans modifier la Constitution.

Pour ceux qui suivent ici même mes billets, on se souvient que je m’étais déjà élevé contre la pratique de la Constitution quand on avait entendu de la bouche de Mr Chirac un ”J’ordonne, il exécute” s’adressant alors à un Ministre de son gouvernement : Mr Nicolas Sarkozy.

Aujourd’hui celui-ci dit et redit : ”Je suis un gouvernement qui gouverne” en jetant à son tour par-dessus les moulins les articles 5 & 20 de la Constitution et en appelant les électeurs à aller voter pour le plébisciter - c’est le seul mot qui convient ! - et non pour avoir des représentants du peuple à l’Assemblée Nationale.

Pauvre Constitution de nouveau bafouée quand un Premier Ministre est ainsi ramené au rang de simple Directeur de Cabinet alors qu’il est sensé, aux termes de la Constitution, ”déterminer et conduire la politique de la Nation”, alors que le Président, lui, doit ”veiller au respect des institutions, assurer, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État, être le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités”. Deux rôles distincts mais essentiels et aujourd’hui ignorés car confondus.

Le ”Président de tous les Français ?” Non : plutôt un Président en campagne permanente pour les Législatives et, déjà, pour les Présidentielles de 2012.

”Une présidence à l’américaine”  osent dire de bons esprits qui se prétendent même politologues. C’est oublier (entre autres) le poids, aux USA, du Congrès et des États. Poids qui n’existe pas dans l’usage actuel de notre démocratie.

VERS UNE PRÉSIDENCE À LA RUSSE....

Soyons un peu sérieux. La démocratie, ce n’est pas seulement le pouvoir de la majorité, c’est aussi le respect et la représentativité des oppositions. Nous sommes plutôt dans un système présidentiel à la russe.  En tous cas, nous sommes dans un système unique en son genre dans les démocraties pluralistes. Avec un règne oligarchique et monarchique qui se réclame.... de la République !

Peut-être faudrait-il créer un Ministère de l’identité républicaine suggère l’éditorialiste Daniel Riot ? Cela supposerait un monarque éclairé, et pas seulement sous les sunlights. Un Roi confronté à un vrai Parlement, celui-ci doté de vrais pouvoirs et non servi par une assemblée de courtisans enrégimentés. Un monarque qui sache, comme disait Tacite, que ”la plus vile espèce d’ennemis, ce sont les louangeurs” et que ”le désir de dominer est une passion dévorante qui étouffe tout”. Un Roi qui se souvienne qu'une majorité trop forte devient vite non maîtrisable et qu'un peuple qui se sent mal représenté finit par se révolter.

Enfin, inutile de se prendre la tête : rien de tragique en vue pour l'instant.

L’état de grâce aussi est d’origine monarchique. Comme la concentration des pouvoirs, judiciaires compris (ce qui est une insulte à Montesquieu). Et c’est un fait historique et sociologique qui fait des ravages de temps à autre en notre bonne et belle France : ”on” s’en veut toujours d’avoir coupé la tête du Roi Louis XVI. L’une des vraies ”exceptions” françaises vient de là.

Qui parlait récemment de ”Tiers-État” ? Ah oui : c’est Bayrou. Prémonitoire ?  Attendons la suite.

”Tout ce qu’on ne connaît pas parait magnifique”, constatait encore Tacite. Il n’est toujours pas interdit de rêver, tant que le rêve peut encore trouver place.

Alors, dépêchons-nous de rêver. Quand il en est encore temps !

jeudi, 31 mai 2007

RÉSISTER pour CONSTRUIRE

8f70c7cc32fd555be7c61b9642a43c67.jpg

RÉSISTER

POUR CONSTRUIRE !

RÉSISTER. C’est ce mot qu’ont gravé de leurs mains, ces femmes emprisonnées dans la tour de Constance, à Aigues Mortes, parce qu’elles n’acceptaient pas de renier leur Foi.

Un seul mot suffisait pourtant pour qu’elles retrouvent leur liberté, leur terre des Cévennes ou du Languedoc.

Mais, elles sont restées droites, dignes, dans leur choix, transmettant ainsi aux générations à venir, un peu de ce qui fait aujourd’hui la force et la fierté des femmes et hommes de notre région !

RÉSISTER. C’est aussi ce mot qui m’est venu à l’esprit, quand, il y a quelques années, François BAYROU a décidé de s’opposer avec courage, à cette bipolarisation de la vie politique française, qui stérilise notre pays depuis plus de 30 ans.

”Si l’on pense tous la même chose, a-t-il dit ce jour là, alors nous ne pensons plus rien”

Car la Vérité n’est pas plus d’un bord que de l’autre, ni l’intelligence, ni la compétence non plus.

Tout n’est pas blanc d’un coté, noir en face !

C’est donc au CENTRE qu’il a souhaité rassembler les femmes et les hommes, ouverts, modérés, tolérants, venus souvent d’horizons différents, mais déterminés à réussir, ENSEMBLE, à redresser la France.

C’est pour cela que je me suis engagé à ses cotés.

pour résister, car il ne faut pas laisser dans une démocratie, tous les pouvoirs dans les mêmes mains.

pour résister, car il n’est pas normal que les 7 millions de Français qui ont voté pour François BAYROU ne soient pas correctement représentés à l’Assemblée Nationale.

pour résister, car la plupart des grands problèmes que nous avons à résoudre dans notre pays, ne trouveront pas de solutions dans l’affrontement bloc contre bloc, mais plutôt dans la négociation et la recherche du consensus.

CONSTRUIRE

UNE FRANCE PLUS FORTE

• Car on ne doit pas se résigner au chômage, ni à l’exclusion, si l’on accepte de réformer avec courage notre système éducatif, à aider les Petites et Moyennes Entreprises à créer leur premiers emplois, à encourager la recherche.

• Car on ne doit pas se résigner à voir nos personnes âgées vivre avec difficulté en raison de retraites trop faibles.

• Car on ne doit pas se résigner devant les problèmes  rencontrés par les jeunes qui s’installent et peinent à trouver un logement décent et à un prix accessible.

• Car on ne doit pas se résigner à voir nos campagnes se désertifier, nos vignes arrachées et nos viticulteurs ou nos agriculteurs renoncer devant des charges trop lourdes.

• Car on ne doit pas se résigner à voir nos banlieues devenir des ghettos quand nous devons réimplanter l’État et la République au sein même de ces quartiers en difficulté.

• Car on ne doit pas se résigner devant l’immense tache que représente la préservation de notre Planète, et qu’il faut inscrire le développement durable et l’écologie au cœur de toutes nos politiques publiques.

• Car, enfin, on ne doit pas, on ne peut pas se résigner à voir l’Espoir et l’Ambition disparaître peu à peu de notre Pays !

Marc DUFOUR
Président de l'UDF
MOUVEMENT DÉMOCRATE (MoDem) de l'HÉRAULT
Site Marc DUFOUR

MORIN : BOUCHE COUSUE

1beff1f3e85dec0674932809b31ab757.jpgÀ moins d’avoir de sérieux “trous” de mémoire, nous avons encore aux oreilles les déclarations de certains des proches de François BAYROU - d’avant le 22 Avril - qui n’avaient pas de mots assez durs (voire parfois outranciers) à l’égard de Mr Sarkozy.

Nous pourrions avoir encore la larme à l’œil quand on se souvient de cette déclaration d’Hervé Morin : “Sans Bayrou, je ne serais rien !”. Que c’est beau et émouvant un tel geste de reconnaissance de la part de celui qui acceptait de devoir tout à son mentor en politique. On se souvient encore qu’il déclarait aussi, il y a peu, “qu’il ne fallait pas ne regarder qu’à droite”.

Mais voici que son mentor a perdu - même si c’est fort honorablement - l’élection présidentielle. Et aussitôt la panique s’est emparé de ce “bon élève”. Et quoi ? Serait-il réélu député s’il n’avait pas son mentor à l’Élysée pour lui garantir le succès, le maroquin ou, pour le moins, le siège à l’Assemblée Nationale ? L’attitude qui s’en est suivie trahit bien son manque de maturité. Tel un gamin dans la cour de récréation qui craint recevoir une raclée, voici qu’il court vite se réfugier derrière le plus fort du moment : “Sarko, protège-moi !”. Et de promettre aussitôt qu’il lui donnera en gage toutes ses billes.

Voilà donc le fidèle bayrouiste d’hier devenu soudain le nouveau converti au sarkozysme. On appelle généralement ceux qui ont abjuré leurs opinions et trahit leur passé des ”renégats”.

Prenant (le faux) prétexte (pour se donner peut-être bonne conscience) que Bayrou tient ferme l’UDF au centre - pas au centre-droit ni au centre-gauche (ce qui ne peut être le centre) mais au vrai centre - que Bayrou déclare aussi que l’UDF ne retournera pas dans ses errements d’hier de compromission avec la droite qui a conduit la France là où elle est aujourd’hui (“Je ne voterai pas pour Sarkozy” déclare Bayrou entre les deux tours pour conjurer les soupçons dont déjà on l’accablait), que Bayrou déclare encore qu’il ne conclura pas davantage de pacte avec qui que ce soit à droite ou à gauche, Mr Morin, pris de panique, fait partie de ces “centristes” (il n’est hélas pas le seul !) qui n’osent avouer leur honte d’avoir des convictions de droite.

Et, pour éviter d’en trop souffrir, on feint donc l’amnésie.

Mr Morin avait dénoncé la collusion des proches de Mr Sarkozy avec les puissances d’argent et les médias. Il voulait “séparer les pouvoirs médiatiques et politiques”. Un nouveau PDG vient d’être nommé à TF1 pour remplacer le précédent partant à la retraite. Qui est nommé ? Un (très) proche de Mr Sarkozy. Qui annonce cette nomination ? Le Conseil d’Administration de TF1 ? Non : le Palais de l’Élysée lui-même. Mr Morin, lui, reste “bouche cousue”.

Mr Morin vantait, avec François Bayrou, le maintien de la carte scolaire pour “garantir l’égalité des chances”. Mr Sarkozy décide, lui, de la supprimer pour livrer l’école aux tris sélectifs, aux ”recommandations”, aux ”pressions”, aux dossiers scolaires, aux favoritismes, etc.... Mr Morin, lui, reste “bouche cousue”.

Mr Morin dénonçait cette droite qui avait endetté la France à un niveau insupportable compromettant l’avenir de plusieurs générations de français, même ceux encore à naître. Pour lui, comme pour Bayrou, la lutte contre la dette était un “combat social”. Mr Sarkozy, lui, décide de mettre la dette et le déficit “entre parenthèses”. Mr Morin, lui, reste “bouche cousue”.

Dans le même registre, Mr Sarkozy décide parallèlement d’alourdir le budget de plusieurs milliards, notamment avec le cadeau fiscal généralisé des intérêts des emprunts immobiliers. Mr Morin, lui, est toujours “bouche cousue”.

Mr Morin préconisait aussi l’égal accès de tous aux soins. Mr Sarkozy, lui, décide d’instaurer une franchise de ±75€ qui va priver de soins les plus démunis. Mr Morin, lui, reste “bouche cousue”.

Mr Morin voulait “moraliser la vie publique” et un “Parlement à l’image du Pays”. Mr Sarkozy, lui, veut en rester aux archaïsmes qui conduiront à ce que 7 millions de français ayant voté pour un renouvellement de nos institutions ne seront représentés au Parlement que par une petite poignée de députés. Mr Morin,lui, reste “bouche cousue”.

UN MINISTRE CÀ FERME SA G.....

Mr Morin voulait “faire échapper les nominations aux logiques de clans”. Mr Sarkozy nomme personnellement tout le monde et jusqu’au moindre sous-chef de cabinet de Ministre. Mr Morin, lui, reste “bouche cousue”. Mais il est vrai qu’on lui a donné en sucette un maroquin de Ministre dans une fonction où toutes les ficelles seront tirées depuis l’Élysée. Et un Ministre, çà ferme sa g...., ou çà démissionne ! C'est bien connu.

Qu’est-ce donc que cette girouette ? Où sont ses convictions ? Il est vrai que, dans un article paru dans le Monde, il déclarait, sans vergogne vouloir “participer au festin”. Belle mentalité que voilà ! À nous la bonne soupe !

Mais, dans un article paru ce 30 Mai dans Le Figaro, on apprend cependant que, déjà, Mr Morin ne ferait plus l’unanimité chez les “pseudo-centristes” ex-UDF. Certains des futurs députés “pseudo-centristes” de l’UMP n’ont pas voulu davantage signer un article paru dans le Monde du 30 Mai appelant à constituer le futur “pôle centriste de la nouvelle majorité présidentielle”. Même Mr De Robien n’a pas voulu signer ! Et Mr Albertini a fait savoir qu’il refusait d’intégrer un mouvement “animé par Hervé Morin dont les propos et les actes récents ne correspondent pas à sa conception de la politique”. Et ce dernier de s’interroger de “l’efficacité de l’entrée très minoritaire” de centristes (il n'y en a qu'un !) au gouvernement. Il juge leur démarche “essentiellement tactique et personnelle”. Que cela est-il bien dit et avec quelle pudeur !

C’est déjà “çà” le “nouveau (pseudo) centre” UMP ? Çà promet !

P.S. : Même si cela est peu charitable - et parce qu’on peut bien rire de temps à autre - un hebdomadaire économique - très sérieux comme le sont généralement les publications économiques - rapporte que le nouveau Ministre de la Défense Nationale a envoyé, dès sa nomination, un bref “ordre du jour” aux armées. Cette pratique est tout-à-fait habituelle. Sauf que celui-ci était signé par un certain “Hervé Morin” et ne comportait pas moins de six fautes d’orthographe. Il parait que l’effet a plutôt été assez désastreux chez nos militaires, peu habitués de recevoir une missive ministérielle d’un niveau scolaire aussi pitoyable.

dimanche, 27 mai 2007

LE MIRACLE de la PENTECÔTE

SARKOZY et les SYNDICATS

Participant ”officiellement” ce matin de Pentecôte à une cérémonie religieuse, j’entendais de nouveau cette lecture des Actes des Apôtres : ”Comment se fait-il que chacun de nous (les) entende dans sa propre langue ?”

Tout respect gardé entre le sacré et le profane, me venait à ce moment l’image récente de ces marches du Palais de l’Élysée où l’on a vu s’y succéder des représentants syndicaux (déjà peu enclins à être d’accord entr’eux), puis des représentants d’organisations patronales ou d’entreprises (moins enclines encore d’entendre les mêmes choses que les premiers nommés). Et tous de dire leur ”satisfaction” de ce qu’ils venaient d’entendre de la bouche de notre nouveau Président.

Mais qu’a-t’il bien pu leur dire pour que tous affichent un tel même contentement ? C’est le nouveau ”miracle de la Pentecôte” où chacun a compris et entendu ce qu’il voulait entendre, et ce dans sa propre dialectique.

Je reste assez admiratif sur la force du langage et de l’image que sait fort bien manipuler Nicolas Sarkozy. Il sait indéniablement exercer une sorte de magie.

Il est vrai qu’il n’a rien d’un ”psychorigide”, notre nouveau Président. Surtout en cette période de campagne des législatives - qui s’annoncent pour lui, et de par la force d’un mode de scrutin qui fausse toute véritable représentation - des législatives gagnées d’avance mais qu’il veut transformer en véritable "sacre”. Même sa conception de la négociation, de la concertation et des réformes sociales a changé les habitudes les mieux ancrées.

Du moins en apparence.

Nicolas Sarkozy n’en est évidemment pas encore à imiter ce que proposait François Bayrou lors de sa campagne. Mais il s’en inspire. Il s’en inspire même fortement. Les UDF-Mouvement Démocrate (MoDem) devraient pouvoir s’en réjouir : cela confirmerait en effet la justesse des vues de François Bayrou, vues que pourtant Nicolas Sarkozy n’a cessé de dénigrer pendant tous les mois de la campagne présidentielle. Était-ce le tort de François que d’avoir raison avant Nicolas ? Mais, contrairement à Bayrou, Nicolas Sarkozy n’a pas voulu s’encombrer de cette exigence éthique comme la comprenait Bayrou : il s’est seulement emparé de l’apparence de l’image qu’il véhiculait.

À propos de la méthode - habilement actuelle - de Sarkozy, le voici donc transformé pour le moment en ”force souriante”. Le Monde écrit à ce propos : ”C’est peut-être la force de la méthode Sarkozy. En sortant de leur rencontre avec le Président de la République, chacun des partenaires sociaux a cru entendre ce qu'ils étaient plus ou moins venu chercher.... Le risque existe alors, une fois les éclaircissements apportés, de la déception”.

Oui, c’est vrai. Car après le temps des illusions, suivra inévitablement celui des désillusions. Et là le langage changera. Le charme sera rompu. Et nous serons face aux réalités. Mais, hélas, avec un Parlement qui n’aura pas, une fois encore, les moyens de défendre les français.

Ceci souligne avec force la nécessité d’envoyer au Parlement non pas des ”béni oui-oui” - sortes de machines à approuver tout ce que décidera le Gouvernement, même quand ils ne seront pas d’accord - mais des Députés sans œillères, sans consignes, ouverts, indépendants et libres. Soucieux avant tout de promouvoir  une ”démocratie sociale” authentique et vivante. Pas des Députés soumis à la Loi du Prince.

Voilà qui ne facilite pas le travail des stratèges en politique de tous bords. Et encore plus d’une gauche en totale décomposition, partie en campagne sans illusions aucunes. Qu'en restera-t’il après ?

vendredi, 25 mai 2007

LE SUICIDE

"Si un certain nombre de parlementaires vous abandonnent, c'est dommage. C'est un incident"

"Mais si vous abandonnez une idée, l'idée dont vous avez vécu, ce n'est pas un incident. C'est un suicide"

André Malraux

"Jamais les ralliements n’ont préparé de grandes choses. Les ralliements, les changements de camp, préparent toujours des déceptions et des disparitions.
Ceux qui parviennent à changer le monde, à marquer leur temps, ce ne sont jamais ceux qui cèdent aux pressions et aux tentations ou à la crainte, ceux qui y parviennent, ce sont ceux qui ne cèdent pas"

François Bayrou