un compteur gratuit pour votre site web

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 28 septembre 2013

L'UDI, le MoDEM : une union nécessaire ?

Hier, l’UDI réunissait ses troupes à Poitiers. Ce week-end, le MoDem se réunit à son tour en Bretagne.

Que ce soit ici ou là, le principal sujet de conversation a été (ou sera certainement pour le MoDem qui ne clôt ses débats que demain), ce sujet est le regroupement projeté du centre pour en faire une véritable force indépendante afin de créer une autre forme d’opposition face au nécessaire redressement de la France et briser ce bipolarisme qui paralyse notre pays.

UN ÉVÉNEMENT

bayroo_borloo.jpgEt, que ce soient la presse quotidienne, la radio, la télé ou les hebdomadaires, tous sentent à l'unisson que ce rapprochement risque de changer considérablement le panorama de la vie politique de notre pays. Il n’est plus aujourd'hui une interview où cela ne soit évoqué, (même hier, Mr Sarkozy a été interrogé à Nice à ce propos !), plus un hebdomadaire qui ne consacre des pages entières face à cet événement. Les partis politiques eux-mêmes, UMP comprise, revoient leurs stratégies en constatant que des lignes et des alliances risquent de bouger. Et, quant aux militants de ces deux familles qui se réclament du centre, il n’est plus de conversation où les uns laissent paraître une forme d’inquiétude sur l’avenir de leur parti et des valeurs qu’il portait et qu'ils défendaient parfois avec passion, les autres une forme d’enthousiasme face à une réalité brutale : si le centre ne se regroupe pas, soit il se vassalise complètement près l'un des deux "grands" dominants, soit il est promis à sa disparition. Dure et implacable constatation.

Outre la presse qu’on lit ou les interviews qu’on entend, je relève souvent les mêmes interrogations : "est-ce que c’est Borloo qui va engloutir Bayrou, ou sera-ce l’inverse ?", "est-ce que c’est l’UDF d'hier qui va se reformer ?", "est-ce un accord limité pour le temps de quelques élections proches pour reprendre ensuite chacun sa liberté ?", ou "n’est-ce qu’un mariage de raison entre un vrai leader sans vrai parti (Bayrou et "son" MoDem), et d’un vrai parti mais sans véritable leader (l’UDI et Borloo) ?".

Et de relever l’ambiance un peu contrastée hier chez l’UDI à Poitiers où Mr Borloo, face aux rivalités internes de son parti qui finissent visiblement par le lasser, laisse planer le doute sur sa propre place à la tête de l’UDI et, étrangement, ferait appel à “l’inflexible” Bayrou pour l’aider à remettre les choses en ordre après avoir fait le deuil de son “indéfectible alliance” avec une UMP en pleine déliquescence et qu’il a solennellement déclarée “morte”.

QUI VA MANGER L'AUTRE ?

Cependant, j’ai relevé, quant à moi, dans l’hebdomadaire “L’Express” (daté du 25 Septembre), un article de Benjamin Sportouch (l’actuel président de la presse ministérielle) dont le titre m’interpelle quelque peu :

“Comment Bayrou va manger Borloo ?”,

question posée avec une quasi certitude de la réponse.

Et d’avancer qu’il s’agirait en fait d’une sorte d’OPA que lancerait Bayrou sur l’UDI, malgré les forces apparentes de ce parti, mais en raison des ressources morales d’un Bayrou et dont l’UDI serait aujourd'hui dépourvue. Et de rappeler une toute récente déclaration d’Yves Jégo (UDI) à propos de Bayrou : (Bayrou) a quelque chose que personne n’a chez nous (l’UDI) : les millions de français qui ont voté pour lui”. Il est vrai qu’en 2007, plus de 6,3 millions de français ont voté pour la seule personnalité de Bayrou, et encore plus de 3,2 millions en 2012, même dans le climat délétère que l’on sait face à la vague anti-Sarkozy.

UN ARGUMENT DÉRANGEANT

L’argument n’est pas sot. Plus : il est imparable. Mais, pourtant, cet argument me dérange.

Il me dérange car, sans soupçonner qu’une main aurait pu guider la plume de Benjamin Sportouch pour titrer cet article, l’on voudrait faire capoter le grand projet initié aujourd'hui par le couple Bayrou/Borloo, on n’écrirait pas autre chose.

Si le rapprochement MoDem/UDI devait ressembler en effet à une sorte d’OPA d’un parti sur l’autre, quelque soit celui dominant (l’UDI ou le MoDem), ce rapprochement serait condamné d’avance et nous - nous et notre volonté de recréer un centre rassembleur qui est le fil conducteur de cette démarche - nous irions, tous, tout droit vers l’échec.

Quelle que soit l’énergie que déploie un Bayrou, soulagé de sortir d’un mortel isolement où il s’était placé volontairement, et galvanisé aujourd'hui par l’envie maintenant d’en découdre (je cite ici l’article de Mr Sportouch) face à un Hollande - un Hollande qu’il avait cependant solennellement mis en garde lors de sa (célèbre) déclaration d’entre les 2 tours des présidentielles qui avait tant étonné - mais un Hollande qui reste sourd et ne se soucie que du seul P.S. et de ses alliés de circonstance, il faut éviter pourtant que Bayrou prenne maintenant toute la place face à un Borloo quelque peu désenchanté, ou par une lassitude que l’on peut comprendre en raison des conflits internes à l’UDI, ou par tempérament (on évoque souvent avec raison chez Borloo son côté cyclothymique et velléitaire. Il y a toujours chez lui une certaine fragilité que j’ai bien connue déjà quand j’étais moi-même élu dans ma région d'origine quand lui y était le maire tout proche de Valenciennes).

UNE AUTRE AMBITION

Je crois que tous leurs entourages respectifs, celui de Borloo comme celui de Bayrou, en ont conscience, ce qui me rassure quelque peu. Bayrou semble, de son côté, désormais moins obsédé par l’horizon présidentiel, en se ralliant notamment à l’idée d’une "primaire" du centre où il pourrait être confronté avec un, ou d’autres, centriste(s), dont - pourquoi pas ? - J.L. Borloo lui-même s’il lui prenait enfin l’envie de se battre (il en a la capacité et tout le talent). Et Bayrou en sait le risque.

Voilà donc notre Béarnais, lui le centriste ”authentique” et inflexible, lui le “centre incarné”, et (maintenant) le “converti” de bonne foi, voici donc Bayrou de nouveau replacé au centre (tout court) du jeu politique. Et Benjamin Sportouch d’affirmer que même Hervé Morin, le Président du Nouveau Centre, préfère maintenant soutenir un Bayrou qu’un Lagarde aux longues dents. Et quand on sait aussi les relations glaciales qui existent entre Morin et Borloo, on sent chez ces deux-là une sorte de compétition pour savoir qui est - ou sera demain - le meilleur ami de Bayrou.

Mais, pour autant, peut-on ignorer les réalités ?

morin.jpgRefaire l’UDF d’autre fois, avec ses courants contradictoires et ses chapelles, qui avait pourtant fait émerger en son sein de très grands leaders et même hisser un Président de la République, refaire une UDF avec ses divisions qui l’ont conduite finalement à l’échec - celui-ci étant, il est vrai, soigneusement organisé par un Chirac dès 2002 qui voulait sa complète disparition puisque trop dérangeante - refaire donc aujourd’hui une Nième UDF en tentant d’instaurer une sorte de caporalisme, ce serait nous conduire vers un autre échec. Même si beaucoup, tant à l’UDI qu’au MoDem, veulent un vrai chef, cette notion de “chef” semble vouloir évoluer vers une autre conception de ce rôle, avec plus de dialogue, plus d’écoute, plus de respect de partenaires aux sensibilités souvent très différentes. Donc plus de démocratie.

Bayrou, il est vrai, a été, à ce propos, à la bonne école des échecs qui lui ont été imposés ces dernières années. Hervé Morin le constate lui-même et, en parlant de Bayrou et tournant enfin le dos à leur querelle des toutes dernières années, dit : “on s’est revus et on s’est reparlé comme si on s’était quitté la veille : il y avait de la curiosité et du plaisir”. Une sorte de gourmandise l’un de l’autre.

UNE SAGE ET PRUDENTE DÉMARCHE

Les proches de Bayrou et de Borloo, conscients de cette nécessité, s’affaireraient activement, si j'en crois la presse, à trouver une “formule souple” permettant aux 2 formations de cohabiter au sein d’une même structure : personne ne demande à Bayrou de fondre le MoDem dans l’UDI (le voudrait-il qu’il n’y parviendrait certainement pas !). Et aucune démarche n’est entreprise au sein de l’UDI de rejoindre Bayrou et le MoDem pour la même raison. C’est une sage démarche. Et, pour assurer la coexistence des courants UDI et MoDem, une forme de "secrétariat permanent" pourrait voir le jour - dit-on - pour éviter les divergences dans les prises de parole des uns ou des autres.

Et les militants dans tout cela ?

On me fait l'amitié de m’appeller souvent - même des adhérents de l’UDI que je connais de longue date pour avoir été pendant des années le secrétaire général de l’UDF du Gard et membre du Bureau politique national de l’UDF - on m’appelle donc pour recueillir mon avis sur ce bouleversement politique qui se dessine. Ceux-là sont, majoritairement, des inquiets de ces évolutions : je comprends leurs craintes et je respecte leurs motivations. Mais à ceux-là qui sont aujourd’hui au MoDem et très attachés à ses valeurs fondatrices - et dont je connais aussi la sensibilité de gauche - je peux attester la détermination de Bayrou de n’être pas plus demain le supplétif de l’UMP “buissonnière” (du courant Buisson/Copé/Peltier et de sa droite dure, j’entends) que d’un P.S. autiste et obsédé par ses seuls courants internes et qui n’entreprend rien des réformes nécessaires à la France.

Mais, comme le souligne encore Benjamin Sportouch, dans cette démarche vers un rassemblement du centre, Bayrou n’est pas homme à s’encombrer non plus des réserves des quelques gauchisants du MoDem qui rêveraient encore d’une possible alliance avec le seul P.S.. Ceux-ci devront donc revoir leurs stratégies (et j'observe que déjà ils s'y plient). Ce qui ne veut pas dire que le MoDem deviendrait pour autant “buissonnier” à son tour : le MoDem est et reste attaché à ses valeurs d’indépendance vis-à-vis des 2 blocs dominants.

Je n’ai pas été le seul surpris, lors de la réunion mensuelle de Septembre du MoDem du Gard (lors de ses traditionnels 3èmes mardis), de constater sur ce point l’accord de la majorité de nos adhérents qui sont à la fois très attachés aux valeurs fondatrices de notre Mouvement (l’esprit de Seignosse), mais parallèlement décidés de respecter les futurs arbitrages qui seront pris au niveau national par les instances communes UDI/MoDem en cours de création. Et ce bien au-delà des interrogations que ces accords pourront poser. C’est un nouvel élan, une nouvelle dynamique et une volonté qui se créent dans la durée. Cette détermination était particulièrement frappante.

MAINTENANT OU JAMAIS

Il m’a été rapporté que, autant chez nos (futurs ?) partenaires de l’UDI, comme aussi chez certains de nos adhérents du MoDem (je l’ai entendu), il s’en trouve certains qui préconiseraient que cet accord de regroupement ne prenne effet  qu’après les municipales, c’est-à-dire seulement à partir de la campagne des européennes de Juin 2014.

Je réfute totalement leurs arguments : ce serait une dramatique erreur.

Comment imaginer un seul instant que des candidats UDI, alliés avec je ne sais qui aux municipales par opportunisme local, soient opposés à des candidats MoDem alliés avec d’autres, pour les mêmes raisons, et ce jusqu’au soir du 30 Mars (2ème tour des municipales) et, dès le 31 Mars matin, partiraient ensuite bras dessus bras dessous ensemble pour faire campagne commune pour les européennes ? Ce serait se moquer totalement des électeurs et compromettre gravement les chances de succès d’un centre qui veut s’affirmer définitivement. Ce serait perdre toute sa crédibilité.

L’accord de rassemblement du centre n’est pas, et ne peut être, un accord électoral d’un moment mais un accord fondé nécessairement sur la raison, donc sur la durée. Donc à effet immédiat. Ou il n’y aura jamais d’accord possible. Et tant pis si cela perturbe quelque peu d’éventuelles négociations locales en cours ! Il est temps de bâtir des stratégies à visions plus lointaines que les petits intérêts locaux du moment à courte vue.

IL FAUDRAIT ÊTRE C....

“Nous avons un boulevard devant nous : il faudrait être c.... pour ne pas en profiter” a déclaré récemment J.L.Borloo. Il a raison.

Borloo et Bayrou ont besoin aujourd’hui l’un de l’autre, autant l'un que l'autre. La construction d’un centre réel a besoin de ces deux-là et des forces qu’ils peuvent ensemble fédérer.

C’est là un changement que n’avait pas du prévoir Mr Hollande dans ses plans.

Mais l’incapacité chronique de Mr Hollande d’entreprendre les réformes nécessaires au redressement de la France a fait de la reconstruction d’un centre indépendant des deux blocs dominants - qui nous ont conduits tous deux dans le mur où nous sommes aujourd’hui placés - est devenu une nécessité incontournable.

C’est un pari, c’est un défi qui nous sont lancés. Serons-nous demain à la hauteur de ces enjeux ?

lundi, 11 février 2013

LA DÉMISSION DE BENOÏT XVI

b_xvi.jpg


Je salue avec respect la décision totalement inattendue de Benoît XVI de se retirer en raison de son état de santé et de son âge qui ne lui permettent plus, selon lui, d’affronter au quotidien les devoirs d’une charge écrasante, dans un monde dont les changements ne cessent de s’accélérer et nécessitent des réponses dont l’exigence est croissante.

Cette décision marque un tournant décisif pour l’Église catholique où il devient évident qu’on ne peut plus, et qu’on ne pourra jamais plus désormais, en être le pasteur jusqu’à l’agonie. C’est un signe de modernité évident face à une tradition qui paraissait pourtant être bien établie.

Le monde change. La papauté s’adapte, à son tour, à ce changement.

Même s’il ne faut pas attendre des bouleversements dans la doctrine pris dans la précipitation des événements - c’est déjà le cas de toutes les grandes religions répandues de par le monde entier qui restent toutes fermes dans leurs convictions - cette décision historique de Benoît XVI est un signe porteur d’espérance pour beaucoup de chrétiens confrontés au monde moderne, aux menaces qui les assaillent de toutes parts, y compris dans les fondements mêmes de nos sociétés.

Cette décision de Benoît XVI est aussi un exemple pour celles ou ceux qui s’accrochent désespérément à un pouvoir qui leur a été jadis confié, mais dont les effets du temps ou de l’âge les éloignent aujourd’hui des réalités qu’ils ne perçoivent plus avec l’acuité souhaitable dans l’exercice de leurs responsabilités.

C’est une grande leçon pour tous.

mardi, 06 novembre 2012

À PROPOS DU GAZ DE SCHISTE

À PROPOS DU RAPPORT GALLOIS

ET LE GAZ DE SCHISTE


schiste.jpgC’est l’une des qualités du rapport Gallois, qui fait actuellement l'actualité (inspiratrice, peut-être ?) de la future politique gouvernementale, de ne pas faire l’impasse sur cette ressource énergétique - je parle ici du gaz de schiste - ressource immense qui se trouve sous nos pieds et dont les énormes réserves pourraient assurer tant le relais des énergies fossiles (qui s’épuisent et arriveront bientôt à leur terme), que notre indépendance énergétique pour de très nombreuses décennies. À côté, bien sur, des énergies renouvelables dont chacun sait à la fois les ressources mais aussi leurs limites, sans oublier l’énergie nucléaire dont on connaît aussi les risques et ses propres limites.

On sait les réserves, qui ne sont pas sans fondements, que font certains face à cette ressource nouvelle tant son exploitation peut être dangereuse pour notre environnement.

Le problème n‘est pas le gaz en lui-même, mais les techniques à mettre en œuvre pour l’extraire et l’exploiter dans des conditions sures : il est certain que ces techniques ne sont pas encore au point et on peut comprendre ceux qui s’élèvent contre toute exploitation aveugle, comme on le constate ici ou là dans nombre de pays étrangers, dans des conditions aussi incertaines et périlleuses.

FAUT-IL INTERDIRE ?

Mais le grand tors de cette attitude est d’interdire purement et simplement toute recherche et fermer la porte à cette ressource sous prétexte que nous ne maîtrisons pas encore une technique pérenne et respectueuse pour l’exploiter. C'est une attitude suicidaire.

Quand on voit fleurir certaines pancartes qui affichent “Non au gaz de schiste !”, c’est là une attitude aussi coupable que celle de ces exploitants hâtifs qui font fi, par ailleurs, des risques encourus. Et interdire, comme on le fait aujourd’hui, de s’approprier les techniques nécessaires pour sécuriser l’exploitation de cette ressource est une attitude totalement irresponsable, donc à bannir fermement : c’est nier la compétence et la capacité inventive de nos chercheurs, de nos ingénieurs, de nos techniciens pour résoudre une difficulté qui, comme toute autre, ne peut être indéfiniment insurmontable.

Le devoir de nos décideurs est donc d’encourager ces recherches, leur donner les moyens nécessaires pour qu’à terme elles trouvent une issue à la difficulté actuelle de cette exploitation. Car, en dépit des protestations aveugles de certains, exploitation de ce gaz il y aura bien un jour ou l’autre, car elle sera une nécessité absolue pour notre développement économique face à nos concurrents, et la défense de nos emplois.

Le devoir de nos décideurs est donc de se préparer dès aujourd’hui, et avec une constante application, à relever ce défi qui, quoiqu’en disent certains, conditionnera bien notre avenir.

Ce n’est pas là le moindre des mérites du rapport Gallois de ne pas se taire à ce propos.

dimanche, 16 septembre 2012

POURQUOI VOULOIR DEVENIR BELGE ?

Il ne fait plus bon vivre riche en France.

mouvement démocrate,bayrou,politique,débats de sociétéSurtout quand les riches voient que l'effort "exceptionnel" qui leur est demandé pour redresser la situation en France - ce qui pourrait être fort louable - n'est accompagné d'aucun effort de la part de l'état qui continue, de son côté, de dépenser à gogo.

"Exceptionnel", ensuite, dans la bouche de nos "politiques" qui ne nous ont guère habitués à supprimer des impôts et les brandissent même comme des trophées de guerre, çà veut dire quoi ? Pour 2 ans, pour 5 ans, ou pour "perpète" ? C'est le flou absolu : aucun engagement ferme sur ce point.

Résultat : près de 500.00 contribuables français - et pas seulement des milliardaires mais des gens plus modestes qui ne veulent pas, en fin de carrière, se faire confisquer le fruit du travail de toute une vie - se sont installés en Grande-Bretagne : il est vrai, que là-bas, l'impôt sur les sociétés, qui était de 28%, a été ramené à 24% et devrait passer à 22% d'ici 2 ans ; le taux maximal sur les hauts salaires (+ de 190.000 €) a été ramené de 50 à 45%, et il n'y a pas d'ISF. En Belgique, il n'y a ni ISF, ni impôt sur les plus-values : des français s'y installent désormais par milliers. En Suisse, 1 français s'y installe par jour. etc....

Y a-t-il donc de la grandeur d'âme à vouloir se laisser plumer ?

Mais, ce qu'il y a de plus grave dans cet exode, ce n'est pas seulement des capitaux français qui s'évadent pour s'investir à l'étranger, mais ce sont des cerveaux, des chercheurs, des universitaires formés et diplômés en France qui se mettent au service d'états qui les respectent, eux, comme il se doit ; ce sont aussi des sociétés incitées à délocaliser leur siège social, etc.....

Voilà pourquoi "on peut avoir envie de devenir belge", pour répondre à la question posée récemment sur une grande radio nationale.

Quand l'état se laisse aller au vieux démon de la confiscation des forces vives d'une nation et de ses richesses potentielles pour satisfaire des promesses hasardeuses - tout en se préservant soigneusement de tels efforts pour lui-même - voilà le résultat !

Faut-il s'en étonner ?

lundi, 10 septembre 2012

LA CULTURE MUSICALE OCCIDENTALE....

cult.music.jpgJ'ai réécouté ce soir avec plaisir le concert donné en 2010 au Musikverein de Vienne (Autriche) par cet extraordinaire pianiste chinois : Lang-Lang.

Quelle technique ! Quelle sensibilité ! Quel enthousiasme ! Même si cela l'entraîne parfois à des vélocités auxquelles je suis peu habitué encore.

Mais, en "off", j'entendais après ce concert qu'il y a en Chine 50 millions de jeunes chinois qui apprennent le piano et de présenter quelques échantillons de leur savoir-faire : éblouissant de maîtrise !

Comment s'étonner qu'il n'y a désormais plus un concours en Occident sans qu'un chinois, ou un asiatique, n'emporte un prix souvent fort mérité ? Et d'entendre aussi un vieux professeur chinois de piano dire : "Chopin, c'est toute mon âme. Et Debussy toute ma culture".

Curieux : je n'ai jamais entendu un seul de mes maîtres au Conservatoire me tenir un tel langage. Faut-il aller désormais en Chine pour se pénétrer de notre culture musicale occidentale ?

Je m'interroge.

jeudi, 22 mars 2012

LES CONSÉQUENCES DE TOULOUSE

mouvement démocrate,bayrou,politique,débats de sociétéAlors que chacun, avant les dramatiques événements de Toulouse et Montauban, constatait l’énorme retard du candidat Sarkozy, prix d’une impopularité incontestable dans l’immense majorité des couches de la société française, alors que d’aucuns estimaient même qu’il fallait qu’il arrive un événement “imprévisible” de dimension ou internationale ou nationale pour que le candidat Sarkozy arrive à redresser la situation, l’imprévisible est bien arrivé ; mais dans l’odieux de drames successifs qui ont saisi toute notre nation.

Ceci ne sera pas sans conséquences.

Il n’est pas impossible que la détermination du Président encore en exercice dans le déroulement des faits qui ont suivi - et qui se présente toujours essentiellement comme le “protecteur” des français face à tous les dangers qui les guettent, à défaut de tout autre vrai programme de redressement de notre Nation - il n’est donc pas impossible que cette détermination profite au candidat Sarkozy.

Oh rien n’est joué cependant ! Mais les dés risquent fort d’être bousculés. D’où ces violences verbales, souvent indignes, qui fleurissent de tous bords et émaillent une campagne, soudain réveillée, de déclarations assassines qui trahissent un certain désarroi dans les états majors des différents candidats. Mme Le Pen s’en prend aux médias, à Mr Bayrou et à Mr Mélenchon ; Mr Juppé ou Mr Copé s’en prennent eux aussi à Mr Bayrou et à Mr Hollande : ils flairent tous où est maintenant le danger pour leur camp.

François Bayrou, en posant implicitement la question du “Comment la République peut-elle enfanter des Mohamed Merah ?”, met toute l’institution en cause. Donc le pouvoir lui-même qui n’a pas su prévenir de tels drames. Et l’absence de réponses chez nombre de candidats, plus portés aux bonnes paroles et fausses promesses qu’à la réalité du mal de notre Société, ne fait plus illusion comme hier encore.

Je crois que Toulouse est un tournant majeur dans une campagne qui frisait jusqu’ici la morosité et l’ennui.

dimanche, 19 février 2012

François BAYROU ou l'INTELLIGENCE HUMAINE


Avec François Bayrou, on a l’impression d’entrer dans une nouvelle dimension. Il sort du cadre traditionnel, ne parle pas cette langue de bois, ne pratique pas la lutte de clan contre clan, ne participe pas aux combats de coqs. Il nous fait voir le monde autrement, sous un autre éclairage. Dans cet univers sclérosé, étouffant, cet air vicié faute d’être aéré et renouvelé, une porte s’ouvre …

Depuis des lustres, François Bayrou nous parle d’humanisme. Ce mot paraissait désuet, angélique, utopiste. Certes il évoquait la Renaissance, le développement des sciences, de la culture, un tournant de civilisation qui a suivi l’invention de l’imprimerie, comme c’est le cas aujourd’hui de la révolution de l’information suite au déploiement d’Internet. Mais le terme a  une connotation passéiste, voire gnan-gnan. Or ce mot prend aujourd’hui une autre résonance … Jean Léonetti crée au sein de l’UMP un courant appelé « La droite humaniste ». Même le Parti de Gauche sous-titre son programme « L’Humain d’abord ». On remarquera au passage que les termes de socialisme et de capitalisme, appartiennent eux aussi à un ancien référentiel, sont dépassés, même s'ils sont encore employés. Le capitalisme initialement entrepreneurial a évolué vers la financiarisation de l'économie, le libre-échange dans la mondialisation. Le socialisme qui faisait référence à une économie administrée par l’Etat, niant la propriété privée, désigne maintenant plutôt un modèle privilégiant l’égalité et la gestion collective, sans pour autant remettre en question la propriété privée, le statut de nos entreprises et même le libre- échange.

François Bayrou prône également depuis toujours les valeurs de la république, ornant les frontons de nos écoles et des mairies de nos villages : « liberté-égalité-fraternité », ce qui peut paraître ringard, provincial, aux oreilles du tout-venant.

On découvre que cette vision est en fait empreinte de profondeur philosophique, d’une anthropologie de l’homme définissant les contours d’un modèle de société qu’il s’agit, sinon de retrouver, de redéfinir. Pas d’un système complexe, que seules des élites pourraient comprendre, dont elles pourraient s’approprier et qu’elles chercheraient à appliquer de manière dogmatique, mais des notions simples, qui donnent une direction, pour réorienter notre boussole à tous, dans un monde à la dérive.

Liberté-Egalité-Fraternité, triptyque de valeurs unies et indissociables se tenant comme une clé de voûte, marque la devise de cette République qui vise à libérer l’homme, à l’émanciper et à l’assurer, à l’épanouir, à le lier aux autres dans un destin commun. Le modèle capitaliste d’économie de marché incarné par la droite a privilégié la liberté, mettant l’argent au centre, en ayant laissé malgré tout se développer les inégalités. Le socialisme incarné par la gauche, a préféré l'égalité, en mettant l’Etat au centre oubliant souvent l’entreprise.  L'humanisme plutôt incarné par le centre, réfère à la fraternité, trop oubliée. Prônant l'équilibre entre ces trois piliers. François Bayrou exprime que "La République est le projet politique de l'humanisme"  dans sa préface de mon livre intitulé "La révolution humaniste". C’est même un projet de société, un principe de civilisation. On comprend alors mieux l’idée de majorité centrale, d’esprit d’union nationale, qu’appelle de ses voeux le candidat à la présidence de la république.

liberte_egalite_fraternite.jpg

Certains cherchent des coupables tout désignés pour expliquer la crise que nous traversons, les dérives de la mondialisation, d'un capitalisme financier jugé prédateur : les dirigeants, les élites, les banquiers, les actionnaires, la mondialisation, le libre-échange, l'euro, les institutions européennes,la Chine... Ils veulent faire croire que les dangers viennent de l'extérieur et qu'il suffit de fermer les frontières ou de se débarrasser des catégories présumées coupables. Mais ne nous méprenons pas. Cette vision nous empêche de regarder les véritables causes de nos maux, nos propres responsabilités de citoyens, de consommateurs, d'investisseurs, d'entrepreneurs, ...les défauts d'un modèle de fonctionnement de la société, qu'il s'agit de repenser non seulement collectivement, mais aussi individuellement, dans nos comportements.

Les causes profondes des dysfonctionnements proviennent notamment d’une trop forte polarisation de la société sur l'argent, sur la recherche du profit, sur les valeurs matérialistes et individualistes. L'argent était un moyen, un médiateur d'échange, une représentation de valeur marchande. Mais il est devenu une fin, un objectif, induisant une perversion, une sorte de maladie mentale de la société. De cette méprise découlent les symptômes de la maladie, les crises que nous traversons : crise économique, crise sociale et crise morale. Un système générant des inégalités croissantes, ne parvenant pas à venir à bout de la pauvreté, dégradation du niveau scolaire, déculturation. Le citoyen est infantilisé dans une démocratie d'opinion, noyé par une information qu'il a du mal à maîtriser, les idées toutes faites délivrées par les médias, la télévision. Il se réfugie dans le divertissement, dans la télé-réalité. Son sens critique n'est plus nuancé et il devient soit suiveur passif soit révolté et violent.

Il faut retrouver le sens du bien commun et remettre l'homme au centre, l'humain plutôt que l'argent. L'approche humaniste permet alors d'envisager un nouveau modèle de société.

C'est la prise de conscience et la responsabilité, exercées en démocratie, qui permettront aux citoyens de comprendre, d'adhérer à un nouveau modèle en redéfinissant ses priorités, ses valeurs, les structures de fonctionnement privilégiant le sens du bien commun et l'épanouissement de l'homme, le respect de l'autre. Il faut passer d’une démocratie d’opinion, où les citoyens n’ont guère à réfléchir et sont invités à adhérer à des idées toutes faites, à une démocratie adulte. Mais si les citoyens sont d'accord pour s'imposer de nouvelles règles, des contraintes de régulation, de partage, d'économies d'énergie etc. sans être motivés individuellement, sans avoir envie d'agir ainsi, ils seront malheureux, frustrés. Alors que s'ils retrouvent un altruisme naturel, un plaisir de l'échange et du lien social, ils seront en harmonie avec le modèle. Cela passe par l'éducation, le vécu d'expériences, la réflexion.

La compétition est stimulante mais si elle n’est pas exercée avec coopération, elle peut générer une déperdition d’énergie, des investissements redondants voire du gaspillage, aller contre l’intérêt commun et au final être destructrice. Il faut penser à de nouveaux modes de gouvernance plus coopératifs, visant l'intérêt général et durable des acteurs plutôt qu'un profit financier à court terme au détriment du reste. Pour l'illustrer : des exemples concrets d'expériences coopératives, mutualistes, associatives (auberges de jeunesse, Compagnons d'Emmaüs), AMAP en plein développement, commerce équitable, microcrédit, échanges non marchands, Wikipedia ... L'approche coopérative a été celle de la construction européenne, celle de Robert Schuman et de Jean Monnet, visant la paix et la prospérité des peuples d’Europe. Elle doit être à nouveau entreprise pour renforcer et solidariser l’Europe en ces temps de crise par des actions communes visant un intérêt général commun : grands projets communs, plan de relance commun, eurobonds, partage d’innovation, plates-formes d’échanges de technologies, intervention dela BCE, … Cette approche peut être élargie à de multiples domaines et au niveau mondial (à condition de garantir une légitimité démocratique). Elle peut même être appliquée en politique, lorsqu'il faut se mobiliser dans un esprit d'union nationale, en temps de guerre ou de grave crise, comme la France l'a fait après la guerre en forgeant son modèle social défini par le Conseil National de la Résistance en 1958 avec le Général de Gaulle.

C’est ce que François Bayrou propose dans le contexte de crise que nous traversons, en appelant à cet esprit d’union nationale. Il ne s’agit plus pour la gauche de battre la droite, pour la droite de battre la gauche, mais bien de redresser le pays ensemble !

Dans tous domaines, entreprise, Europe, ou politique, l'approche coopérative doit prendre le pas sur l'approche compétitive. Et l’humain doit prendre le pas sur l’argent et sur l’Etat. Pour ce faire, François Bayrou en appelle à l’intelligence humaine, à des citoyens responsables qu’il respecte, qu’il ne prend pas pour des « gogos ».

samedi, 28 janvier 2012

Mr HOLLANDE A CHOISI DE RENCHÉRIR LE "MADE IN FRANCE"

 

mouvement démocrate,bayrou,politiquePour financer le retour à 60 ans de l’âge des retraites, Mr Hollande a décidé de frapper prioritairement les produits fabriqués en France. Il prévoit en effet le relèvement des cotisations sur les salaires : 0,1% par an pour les cotisations patronales et 0,1% par an pour les cotisations salariales. Coût : 1 milliard dès la première année, mais 5 milliards par an au terme des 5 ans, en 2017, soit 1% au total.

De plus, les allégements de charges sur les bas salaires (20 milliards) vont être revus à la baisse, et les allégements de charges sur les heures supplémentaires vont suivre la même ligne (sauf pour les très petites entreprises). Enfin, l’épargne salariale sera réintégrée dans les rémunérations pour fixer le barème des allégements, ce qui diminuera automatiquement ces derniers.

Dans cette affaire, il y aura donc 3 catégories de victimes : • les salariés qui vont voir leurs cotisations salariales augmenter de 0,5%, donc leur pouvoir d’achat diminuer d’autant, outre les divers allégements “réalignés” • les produits fabriqués en France qui vont voir leur prix de revient augmenter, donc leur compétitivité sur les marchés diminuer au profit des produits fabriqués dans des pays à faible coût de main-d'œuvre (vivent les délocalisations !) • les consommateurs sur qui cette augmentation des coûts des produits fabriqués en France va retomber inévitablement au bout de la ligne, donc dans les prix.

Alors que la grande majorité de l’opinion soutient le projet de réindustrialisation de la France - “produire en France” pour redynamiser le pays - Mr Hollande, dans les faits, fait tout le contraire : il taxe davantage la main-d’œuvre française et le pouvoir d’achat des salariés comme celui des consommateurs (en fait les salariés vont être doublement taxés).

Qui a raison ? Au delà des tribunes toutes de "bleu horizon" drapées et des belles phrases dans de beaux discours, il y a la réalité des faits et des chiffres. Les apparences sont dangereusements trompeuses.

Mr Hollande, vous maquillez la vérité aux français.

vendredi, 27 janvier 2012

LE MARCHÉ DE DUPES DE Mr HOLLANDE

Les 60.000 postes promis dans l’Éducation Nationale : est-ce un  marché de dupes ?

C’est pourtant l’un des thèmes majeurs du candidat Hollande : créer 60.000 postes dans l’Éducation Nationale.

Pour ceux qui se soucient du très difficile équilibre de nos finances, ce fut un beau tollé ! Et de crier que cela ne se ferait pas puisque le budget de la France - mis désormais en étroite surveillance par les grands organismes financiers - ne le permettrait pas. Et, pourtant, dans les 60 propositions de Mr Hollande, ce projet est bien repris. Mieux : il est même complété par l’embauche parallèle de 5.000 fonctionnaires supplémentaires (dans la Justice et les forces de sécurité). Comment est-ce donc possible ?

Mais quand on “épluche” de plus près le projet de Mr Hollande, on s’aperçoit qu’il a mis un stratagème assez astucieux, mais.... parfaitement trompeur : et cela lui a bien été imposé pour les mêmes raisons d’exigence que ci-dessus.

En fait, la fin promise du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne veut pas dire que tous les fonctionnaires faisant valoir leur droit à le retraite seront tous remplacés, de loin s’en faut : François Hollande a expliqué lui-même que l’État pourra recréer, en cinq ans, ces 65.000 postes.... sans augmenter les effectifs de la fonction publique ! Il a donc en projet de supprimer, chaque année et pendant 5 ans, 13.000 postes de fonctionnaires, soit l’équivalent des 65.000 poste créés par ailleurs.

C’est un tour de passe-passe.

La question, restée sans réponse à ce jour, est de savoir quels services publics vont être sacrifiés sur l’autel de l’incontournable rigueur à laquelle Mr Hollande ne peut échapper. Il y aura nécessairement des lendemains qui déchanteront vite, avec pas mal de grincements de dents.

Marché de dupes, ai-je dit ? Avez-vous un autre terme que celui-là à utiliser ?

mercredi, 11 janvier 2012

GESTICULATIONS

Voilà que, soudain, notre Président, après l'avoir vilipendée pendant des années, nous ressort la "Taxe Tobin" et en fait l'un des fleurons de la fin de son quinquennat. Et aussitôt de mobiliser troupes et militants pour couronner de vertus cette taxe qu'il y a peu encore il qualifiait cependant de "stupide".

À défaut d'être candidat, Mr Sarkozy est bien entré en campagne électorale. C'est une évidence.

Ce qui est le plus étonnant, alors que les jours qui restent à l'actuelle législature à l'Assemblée Nationale sont très comptés et que d'autres projet de lois vont nécessiter qu'elle fut saisie aussi pour légiférer avant le printemps prochain (notamment la très controverée "TVA Sociale"), on y fait réserver un créneau - Assemblée plus Sénat, avec les inévitables navettes entre les deux - pour légiférer précisèment sur cette même "Taxe Tobin".

mouvement démocrate,bayrou,politiqueOn se demande quel est l'objectif de ce tout remue-ménage pour voter une loi.... déjà votée il y a plus de 10 ans par les 2 assemblées : proposée en effet par le gouvernement de Lionel Jospin, cette loi fut adoptée définitivement le 13 Décembre 2001, puis ratifiée pour promulgation par le Président de la République, un certain.... Jacques Chirac, qui ne s'est pas trop fait prier pour cela.

Mieux : cette loi figure déjà dans le Code des Impôts (article 235 ter ZD). Et une ordonnance du 15 Juillet 2009 a même fixé à 0,1% le taux maximum des transactions sur devises de plus de 75.000 €.

Seul "hic" : cette loi, votée en 2001, précise qu'elle rentrerait en application dès lors que cette "Taxe Tobin" serait adoptée par les autres gouvernements européens.

Il suffit donc, selon les juristes en droit constitutionnel, que ce seul paragraphe soit supprimé dans le texte de la loi pour être immédiatement applicable sans autre délibération, tout le reste ne relevant que d'ordonnances ou arrêtés d'application quant à ses modalités, notamment en conformité avec le projet européen.

Dans un très bref commentaire paru sur Twitter, j'ai déclaré que "la démarche actuelle n'est que gesticulation".

En fait, quelles arrière-pensées sont cachées derrière cette volonté de faire voter de nouveau par les 2 assemblées, de A à Z, une Loi déjà votées par elles il y a plus de 10 ans alors qu'il suffit de....?

Hormis, peut-être, de tenter de mettre l'opposition dans l'embarras de devoir voter un texte initié par elle sous le gouvernement Jospin, mais présentée aujourd'hui par le candidat Sarkozy.

"Gesticulation" ai-je dit ?