un compteur gratuit pour votre site web

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 06 mai 2009

À PROPOS D'ALLIANCES

BILLET du 6 MAI 2009

François Bayrou va-t-il se retrouver au cœur du jeu politique ? Est-ce que la tentation centriste s’empare à nouveau des socialistes après les appels du pied de François Hollande ? (voir numéro spécial de L’Express).

En fait, je crois que cette tentation n’a jamais complètement quitté les esprits de ceux qui, au Parti Socialiste, songent à la présidentielle.

LA GAUCHE EST MINORITAIRE EN FRANCE

Il y a deux données que nul ne peut ignorer :

  • la première est que la droite est actuellement unie autour de Nicolas Sarkozy. Les concurrents internes au parti sarkozyen ont pratiquement été tous engloutis. La gauche, par contre, est divisée comme elle ne l’a jamais été depuis fort longtemps. Même l’extrême-gauche a éclaté en 4 ou 5 courants. Ce fait est fondamental pour envisager toutes les élections à venir.
  • l’autre donnée est, elle, très ancienne : structurellement et depuis très longtemps (déjà Mitterrand le soulignait en son temps), la gauche est minoritaire en France. Ce qui ne veut pas dire pour autant que la droite est toujours majoritaire : car il y a toujours la présence d’un centre charnière entre les deux camps. Et il a d’ailleurs fallu le poids personnel d’un Mitterrand pour inverser exceptionnellement cette réalité-là pendant seulement quelques années. Depuis....


Lire la suite

samedi, 04 avril 2009

À PROPOS de la FRANCE et l'OTAN

otan.jpg

BILLET du 4 AVRIL 2009

En ce 4 Avril, l’OTAN célèbre son 60° anniversaire. Et la France solennise, à cette occasion, sa réintégration pleine et entière dans cet organisme créé à Washington en 1949.

Deux événements bien distincts l’un de l’autre mais qui interpellent tous deux aussitôt.

RALLIEMENT ? OU REVIREMENT

La France désormais, de nouveau, dans l’OTAN, après la décision de De Gaulle, en 1969, d’en sortir aussi bruyamment, est-ce là un ralliement ? Un revirement ? Ou la fin d’une hypocrisie ?

Si l’on reprend le discours officiel, l’on entend que ce serait plutôt la fin d’une hypocrisie qui n’aurait que trop duré.

Lire la suite

dimanche, 22 février 2009

À PROPOS DE L'ÉVOLUTION DE L'OPINION

BILLET du 22 FÉVRIER 2009

Beaucoup d’eau va encore couler d’ici 2012, année de la prochaine élection présidentielle. Rien de ce qui peut être dit aujourd’hui ne peut être vérité d’un lendemain encore si lointain.

2012.png Et, pourtant, des chiffres tombent qui forcent à réfléchir sur les évolutions de l’opinion vues à travers des sondages successifs.

L’approche des élections européennes les fait abondamment fleurir. Et, aussitôt, les imaginations s’enflamment. Il est vrai aussi que nous vivons dans une période où toutes les certitudes sont ébranlées comme elles ne l’ont jamais été depuis plusieurs décennies. L’avenir est sombre et incertain pour beaucoup, y compris pour nos nations elles-mêmes. Les déclarations des uns ou des autres se succèdent, tous voulant donner un point de vue dont on peut s’interroger sur leur réelle pertinence, quand on ne les soupçonne pas de bâtir surtout leurs propres stratégies politiques en une période où les inquiétudes aiguillonnent les attentions.

DES CHIFFRES QUI SURPRENNENT

Que nous révèlent donc aujourd’hui ces premiers chiffres ?

Lire la suite

dimanche, 01 février 2009

À PROPOS DU NÉGATIONISME

BILLET du 1er FÉVRIER 2009

benoit.jpgUne,tempête s’est levée au sein de l’Église catholique, sitôt connue la décision de Benoît XVI de réintégrer en son sein quatre évêques intégristes jadis excommuniés par Jean-Paul II. C’est tout le concile Vatican II qui est aujourd'hui mis à mal.

Mais, au-delà de ce virage idéologique, il y a le cas de la réintégration de cet “évêque” britannique - Richard Williamson - qui affirme, dans une odeur de scandale qu’il semble affectioner, qu’aucun  juif n’a jamais été tué dans une chambre à gaz. Et il rajoute même que le 11 Septembre 2001 (attentat à New-York contre les deux tours du World Trade Center) est le "plus grand mensonge du siècle”.

EST-IL DEVENU NÉGATIONISTE ?

Quand on entend cela et que l’on apprend que Benoît XVI a réintégré cette sorte d’individu prétendu évêque, on peut se demander si Benoît XVI est soudain devenu ou intégriste ou négationiste lui-même.

Je suis persuadé, quant à moi, qu’il n’en est rien. Même si cette décision sera vraisemblablement l’une des plus grandes erreurs de son pontificat, il montre par là qu’il n’est pas du tout un politique avisé : il met l’unité de l’Église au-dessus de tout, ce qu’on peut comprendre du point de vue d’un pape. Mais çà le conduit à commettre de graves erreurs.

La première de ses erreurs a été le discours de Ratisbonne qui a mis le monde musulman à feu et à sang, ce qui n’était pas très heureux en soi, même si, sur le fond, l’éminent théologien qu’on sait avait sa part de vérité dans ce discours. (voir mon billet "À propos du rationalisme" du 24/09/2006).

Mais ici, pour cette nouvelle erreur, on ne peut pas dire que Benoît XVI ne savait rien à propos de ces évêques intégristes : on savait parfaitement à qui on avait à faire, et il n’y a pas que l’évêque Williamson dont on savait qu’il n’était qu’un grand “barjot” délirant, négationiste antisémite, bien connu dans les milieux néo-nazis. Il suffisait aussi de passer devant ce qui fut l’église St Nicolas du Chardonnet à Paris, à la grande époque de la révolte de Mr Lefebvre, pour voir ce que ses fidèles diffusaient devant l’église : on n’avait à faire qu’à des gens qui étaient plus à droite encore que Le Pen lui-même, de véritables nazillons, des révisionnistes, ou encore de parfaits négationistes.

Lire la suite

mercredi, 21 janvier 2009

À PROPOS DE LA PRISE DE POUVOIR D'OBAMA

BILLET du 21 JANVIER 2009

obama.jpgCe mardi 20 Janvier 2009 n’est pas un jour ordinaire. Non pas du tout parce qu’au terme d’un mandat de 8 ans G.W. Bush a laissé - enfin ! - la place à Barack Obama, après plus de deux mois d’une interminable attente. C’est tout autre chose. Il s’agit bien d’une révolution : un homme de couleur a pris les rênes de la plus grande démocratie du monde, à la place d’un président qui a incarné tout ce que la vieille amérique corsetée portait d’étroite désuétude.

UNE IMMENSE ATTENTE

Le monde a, ce jour, changé. Notre regard sur ce continent ne sera plus jamais le même. Mais, phénomène inhabituel, le monde entier attend d‘Obama autant - sinon plus encore - que les américains eux-mêmes attendent de leur nouveau Président.

Que peut-il donc se passer désormais ?

Face au bilan de G.W. Bush qui laisse, après 8 années de pouvoir, les U.S.A. dans un état de délabrement inégalé, Obama ne peut qu’apporter du neuf. Du moins peut-on l’espérer, car le pire serait fort difficile à atteindre. Pendant ces 8 années, les U.S.A. ont perdu du terrain dans tous les domaines, que ce soit sur le plan militaire, sur le plan économique, ou encore sur celui moral. Rarement ils ont autant reculé.

Entr’autres raisons, cette désastreuse aventure irakienne, décidée sur un coup de tête basé sur le mensonge, sans aucun fondement réel, qui a eu pour résultat principal de donner le pouvoir à des chiites et à l’Iran sur des millions d’êtres humains. Donc de porter un coup fatal à toute idée de démocratie, pour confier ce pouvoir à des féodaux resurgis de la plus profonde antiquité.

Pourtant, ces derniers mois, G.W. Bush a, sur le plan économique, fait un important virage : il a abandonné l’ultra-libéralisme dont il était jusqu’ici le chantre inconditionnel. Certes sous le poids de la conjoncture internationale qui ne lui laissait d’ailleurs plus grand choix. Il est soudain devenu l’acteur obligé d’un timide interventionnisme, sans obtenir d’ailleurs de grands résultats.

Lire la suite

mardi, 13 janvier 2009

À PROPOS DU JUGE D'INSTRUCTION

BILLET du 13 JANVIER 2009

juge.jpgNous voilà donc lancés dans une nouvelle bataille présidentielle, une de celles comme les affectionne tant Nicolas Sarkozy : celle de la suppression des juges d’instruction. Tout le monde s’en mêle, magistrats, avocats, juristes, politiques, etc.... : un beau tollé !

Il est vrai que Mr Sarkozy venait de subir deux échecs successifs : d’abord le retrait de la réforme Darcos, ensuite le report “sine die” de la loi sur le travail du dimanche. Et, en bon stratège qu’il est, Mr Sarkozy décide de ne pas en rester là et lance aussitôt un nouveau projet de réforme, comme pour effacer l’effet des échecs précédents : voilà donc soudain sur la sellette le cas de nos actuels juges d’instruction “à la française”.

QUEL PROJET ?

S’il est un reproche qu’on peut faire à Mr Sarkozy, c’est de lancer comme çà soudain en pâture un projet sans qu’il ait été préalablement soigneusement élaboré et expliqué. Et, finalement, on n’en connaît ni les tenants ni les aboutissants, ni rien de son contenu précis. Comment l’opinion, devant ce vide total, pourrait-elle ne pas être inquiète et s’enflammer ?

Pourtant, l’idée de remplacer le juge d’instruction par autre chose n’est pas mauvaise en soi. Mais, à défaut de texte précis, quand on voit s’avancer la menace de l’omnipotence, en matière de poursuites, du procureur, c’est-à-dire du “pouvoir” politique - puisque celui-ci en dépend intimement - on peut être légitimement inquiet : où allons-nous ?

Lire la suite

lundi, 12 janvier 2009

À PROPOS D'ISRAËL ET LE HAMAS

BILLET du 12 JANVIER 2009

Palestine.jpg800. Ils sont déjà plus de 800 ceux, hommes, femmes, enfants, vieillards, qui sont tombés depuis le début de ce soudain conflit. Demain encore, combien s’ajouteront à cette macabre addition. Ces images insoutenables d’enfants explosés, on ne peut se contenter d’en faire un bilan comptable.

UNE GUERRE POUR QUOI FAIRE ?

Mais la question qu’on se pose aujourd’hui face à ce conflit : c’est “pour quoi faire ?”

On peut fort bien comprendre qu’Israël réagisse à ces centaines de roquettes quotidiennes lancées depuis Gaza par le Hamas, visant au hasard civils, habitations, équipements sociaux, mais jamais de cibles stratégiques ou militaires  spécifiquement désignées. La volonté d’Israêl d’arrêter cette agression permanente contre sa population et de protéger ses citoyens est un droit que nul ne peut lui nier.

Et pourtant ceci ne répond pas aux questions : “À quoi sert ce nouveau conflit ? Est-ce que çà ne va pas être une nouvelle catastrophe comme l’intervention au Liban ? Est-ce que çà peut réussir ?”.

Réussir à quoi ? Pour l’instant, en matière de réussite, on y perçoit surtout trois inconvénients majeurs :
• d’abord, le Hamas n’attendait que cela. C’est le même problème que Bush en Irak : çà fait monter les fondamentalistes, çà fait monter l’islamisme radical, le terrorisme. Et ce d’autant que les dirigeants du Hamas ne sont pas dans la bande de Gaza mais confortablement installés en Syrie d’où ils pilotent tout, c’est-à-dire bien à l’abri de tous ces assauts guerriers.
• ensuite l’opinion publique : face aux images d’horreur diffusés dans les médias, elle se mobilise de plus en plus contre Israël
• enfin, et ceci est beaucoup plus grave, çà affaiblit considérablement les palestiniens modérés qui sont prêts à négocier avec Israël, c’est-à-dire Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité Palestinienne et les siens. Alors qu’eux sont des laïcs, pas des fanatiques religieux irresponsables, ni des fondamentalistes, et que c’est évidemment avec ces modérés qu’il fallait faire la paix.

L’énorme responsabilité d’Israël dans cette affaire est de n’avoir pas fait une politique massive, interventionniste et volontariste pour aider ces palestiniens modérés. Depuis au moins un an, les israéliens ne leur ont rendu aucun service, alors qu’eux étaient prêts à négocier.

Lire la suite

mercredi, 24 décembre 2008

VŒUX DE L'AN 2009

RENAÎTRE TOUS LES MATINS

POUR CRÉER DES JOURS NOUVEAUX

C'est le vœu que je forme pour chacun de vous

à l'occasion de l'année nouvelle.

jeudi, 11 décembre 2008

À PROPOS D'UN FIASCO

BILLET du 11 DÉCEMBRE 2008

Fiasco ? Je veux parler ici des toutes récentes élections professionnelles qui en ont été un, retentissant, véritable déni de démocratie.

prud'hommes.jpg Alors que tous les professionnels étaient appelés à désigner celles et ceux qui siégeront demain dans les tribunaux prud'homaux pour régler les conflits du travail, 3 électeurs sur 4 ne se sont pas déplacés : un record jamais vu malgré des dispositifs internet !

Et cet électeur sur 4 qui est allé voter, qui est-il au fait ? Essentiellement les salariés des entreprises protégées, ceux des services publics qui ont l’habitude de voter, alors que l’immense majorité des salariés des P.M.E. - commerces, services et les métiers qui se sont développés depuis 30 ans et n’ont aucun syndicat marquant - ont été les grands absents du scrutin.

Pourquoi ? Quelle analyse peut-on tirer d’un tel désintérêt.

Même dans de telles conditions, il se trouve pourtant spontanément des centrales syndicales pour proclamer leur victoire. Mais de quelle victoire s’agit-il ? En fait tous les grands syndicats ont reculé, à l’exception de la C.G.T., de Sud et des cadres de la C.G.C..

La C.G.T. semble avoir comblé partiellement son retard en arrêtant un chute constante qu’elle avait essuyée depuis de nombreuses années. La C.F.D.T. a subi de son côté un violent coup d’arrêt. Mais aussi - c’est surprenant ! - F.O.. On aurait pu croire que, pour la C.F.D.T., celle-ci aurait “payé” un tantinet une politique qui faisait débat dans ses rangs : mais, dans ce cas, pourquoi F.O. a aussi payé le même prix ?

Je crois que les vraies raisons de ces attitudes sont beaucoup plus larges qu’il n’y parait et qu’il faut aller les chercher bien au-delà des clivages du moment présent.

Lire la suite

mercredi, 10 décembre 2008

À PROPOS DU PLAN DE RELANCE

BILLET du 10 DÉCEMBRE 2008

“C’est un plan audacieux, c’est un plan ambitieux”. C’est ainsi que Mr Sarkozy a présenté ce plan destiné à relancer l’économie française.

sarko.jpg26 milliards d‘euros ! Important diront certains. Hélas non, quand on sait que l’ensemble des dépenses publiques annuelles de l’état est de 1.000 milliards. C’est même peu, très peu. Mais l’état de nos finances permettait-il un investissement plus important : vraisemblablement pas puisque nous sommes exsangues, notre dette, malgré les promesses, ne cesse de s’alourdir et son coût est devenu gravement insupportable.

Je crois, quant à moi, que le véritable plan de relance provient davantage de la Banque Centrale Européenne qui a - enfin ! - baissé de façon significative ses taux d’intérêt après des mois d’hésitation prudente, montrant d’ailleurs l’exemple aux USA qui, eux, laissent tout s’effondrer sans véritable réaction concertée.

Où EST L'AMBITION ?

Si l’on en revient au plan Sarkozy, il comporte certaines novations : il s’intéresse notamment, pour la première fois, aux P.M.E., reconnaissant indirectement que celles-ci représentent 70% des emplois salariés. Or l’une des difficultés majeures que doivent supporter ces P.M.E. provient que l’état ne leur paye pas ce qu’il leur doit et les oblige souvent à un an d’attente pour cela. Le plan Sarkozy prévoit qu’il va donc raccourcir ce délai pour leur redonner un peu d’une trésorerie qui leur fait lourdement défaut. C’est bien. Mais dans cette mesure, où est l’ambition d’un vrai plan de relance ?

Pour soutenir l’industrie automobile, c’est 1.000 euros qu’on va accorder à ceux qui changeront leur voiture pour un nouveau véhicule moins énergivore et moins polluant. Mais est-ce qu’aujourd’hui préparer un plan pour préparer notre pays à aborder le 21° siècle c’est d’inciter les gens de changer de voiture ?  Est-ce çà vaut la peine de gaspiller de l’argent public pour relancer de la consommation d’automobiles ? Tout à peine, là où on prévoyait une chute des ventes l’année prochaine de l’ordre de 15%, on limitera la casse à 5%. Çà va faire anticiper l’achat d’une voiture, nouvelle voiture qu’on n’aura plus à acheter l’année suivante. Ce n’est pas pour cela qu’on achètera une voiture supplémentaire. Et on retombera dans le même marasme : c’est de la poudre aux yeux. Mais où est donc l’ambition là-dedans ?

On me reprochera certainement d’être à nouveau critique de la politique de Mr Sarkozy : voilà 18 mois que je dis que sa politique est à contre-courant de ce qu’il faut faire. Et on me répond que je ne lui laisse pas sa chance ni le temps nécessaire de la mise en place.

UN PLAN INDIGENT

Je dois quand même reconnaître aujourd’hui, quant aux autres mesures annoncées dans son plan, que la décision de Mr Sarkozy de donner la priorité à l’investissement, de veiller à la capacité de la France d’améliorer son appareil de production, est une bonne mesure en soi. Et non de relancer la consommation, ce qui n’aurait fait que de donner plus de richesse encore à la Chine ou aux autres pays émergeants. Il n’y a que les stratèges du P.S., sous la houlette de Mme Aubry - une référence quand on sait que ses 35 heures universelles coûtent chaque année des milliards à la France et ne cessent implacablement de l’apauvrir ! - qui prétendent le contraire ! Ils ont oublié que même François Mitterrand, après la relance de la consommation en 1981 en donnant du pouvoir d’achat aux français (promesse qu’on a aussi entendue dans la bouche de Mr Sarkozy durant sa campagne), a du arrêter l’expérience deux ans après pour mettre en place un implacable plan de rigueur. Mais, au P.S., on a la mémoire courte, c’est pas nouveau ! (Je reviendrai dans un prochain billet sur les graves incohérences que traverse ce parti totalement déchiré).

Mais 26 milliards d’euros, si on déduit de cette somme le paiement de ce l’état doit aux P.M.E. (il ne fait que payer sa dette !), le paiement d’investissements déjà programmés depuis longtemps (T.G.V., autoroutes, etc....) et que, de toutes façons, on aurait bien dépensé selon des programmés longuement établis (tout au plus on fera un peu d’anticipation, ce qui ne fera que déplacer le problème pour les années suivantes), au bout du compte il ne reste plus grand chose. François Bayrou estime qu’il reste en tout 4 milliards d’investissements publics réellement nouveaux, soit 0,25% du PIB français (les USA prévoient près de 10% de leur propre PIB). Où est l’ambition là-dedans ? Tout au plus disons que la direction est bonne mais, quant aux moyens, il relève de l’indigence, à la hauteur des moyens dont dispose l’état : si peu. Cela valait-il qu’on nomme un ministre spécialement pour manager ce plan “riquiqui” ?

Une autre mesure encore est celle qui exonère - pour 2009 seulement, pas au-delà - les entreprises de moins de 10 salariés pour les salaires les plus modestes : une véritable trappe aux bas salaires. Un piège !

Encore aussi les 200€ accordés aux ménages les plus modestes. Çà ne coûte pas très cher à l’état, beaucoup moins que le bouclier fiscal accordé aux plus privilégiés ! De la poudre aux yeux !

Et le chômage là-dedans ? Il est vrai que, avec ou sans plan, l’on va observer un accroissement de l’inflation, une baisse du pouvoir d’achat, une montée du chômage. Privilégier les investissements plutôt que la consommation ne peut, à terme, qu’avoir un effet bénéfique sur l’emploi. Mais ce terme-là se situe à plusieurs années. Ou il faudrait que le taux de croissance se situe immédiatement vers 2% : c’est irréaliste de le penser à court terme.

CHÔMAGE & FORMATION

Par contre je crois que l’une des meilleures façons de combattre le chômage est de conduire d’urgence une politique de formation. Notre système éducatif n’est pas très performant dans ce domaine : environ 20% de nos jeunes de 15 ans ne savent que (difficilement) lire et sont incapables de comprendre ce qu’ils lisent : ces jeunes-là sont promis avec certitude au chômage à vie. Rien n’est entrepris dans le plan pour enrayer cette vague d’exclus de notre société. Je le regrette.

UN DÉVOIEMENT DE L'ÉTAT

Enfin, il est une mesure annoncée par Mr Sarkozy qui me scandalise au plus haut point : sous prétexte de simplifier l’accès des P.M.E. aux marchés publics, voilà qu’on projette de supprimer les appels d’offres pour toute commande de moins de 5 millions d’euros. C’est-à-dire la grande majorité des marchés publics des collectivités locales. On instaure le règne du copinage, de la corruption, on abandonne la défense de l’argent public : on accordera les marchés publics à la tête du client, ou plutôt selon des critères que je n’ose citer. C’est le contraire de l’objectif recherché puisque des P.M.E. qui ne seront pas “en cour” avec les princes du moment verront se fermer la porte des marchés publics. Voilà une forme de mentalité de notre société que je récuse avec force. Sous prétexte que nous traversons une grave crise financière, il ne faut pas en tirer prétexte pour dévoyer l’esprit de nos institutions et de nos libertés. Voilà un penchant dangereux qu’il faut combattre avec force.