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lundi, 23 août 2010

DÉMOCRATIE ET CORRIDAS

À la suite d'une décision du Parlement catalan de Barcelone qui n'autorisera bientôt plus les corridas dans sa province - décision plus destinée à marquer son particularisme et son indépendance politique et culturelle vis-à-vis de son écrasant voisin, l'Espagne, qu'à condamner les corridas elles-mêmes, bien ancrées dans l'âme populaire, même si tous les catalans ne sont pas des "aficionados" acharnés - les réactions se sont multipliées en France, surtout là où les arènes sont devenues parmi les plus mportantes du monde.

 

corrida.jpgÀ Nîmes, réactions et inquiétudes sont partagées. Il est vrai que si, par malheur, une telle décision venait à y être prise, les dommages économiques dans toute notre région seraient considérables. Et ce ne sont pas les courses de vachettes - qui sont à la corrida ce que sont les mini-golfs face aux grands parcours de golf - qui sauveraient la situation, ces courses étant d'une banalité déconcertante et assourdissantes de messages publicitaires qui les polluent totalement.

 

François VAN DE VILLE a fait publier un message sur le sujet et qui traite surtout du rapport de la corrida et la démocratie.

 

En voici la teneur :

 

"Bien qu’homme du Nord je sois mal placé pour défendre la tauromachie - quoiqu’en Flandre, d’où je suis issu, les combats de coqs sont bien plus cruels encore car, là, c’est un animal qui tue avec le pire acharnement son propre congénère - je ne défends pas la tauromachie en tant que telle mais un principe auquel je suis attaché : la défense des minorités, leurs cultures et leurs traditions.

"Toute démocratie ne s’honore qu’en respectant ses propres minorités et en défendant avec une même volonté leurs droits de participer à ses propres rites. Quoique le chiffre de 10% de vrais "aficionados" que je lis parfois me paraisse faible, surtout dans nos régions, ils ne seraient même que 2% que leurs droits seraient les mêmes et tout autant respectables. Les bannir parce qu’ils sont minoritaires est une forme de dictature qui est à condamner sans appel.

"Toute autre considération est sans valeur, même sous couvert d’une “sensiblerie” déplacée, d’un “business” ou d’un “snobisme” honnis, lesquels arguments n’ont aucunement leur place dans le fond du débat. Et ce au nom de la démocratie et de son exigence.

“Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire” (Voltaire).

"Vous pouvez remplacer les mots “ce que vous dites” par “ce que vous aimez”, la conclusion serait “que vous puissiez continuer”. Voltaire aurait certainement applaudi, car cela relève de la même pensée : la sienne, celle de l'esprit de tolérance qui fait partie de la grandeur de la France et son honneur."

vendredi, 16 juillet 2010

À PROPOS DES "AFFAIRES" ET LE POUVOIR

BILLET DU 16 JUILLET 2010

 

Quelle que soit le moment de l’Histoire que l’on choisisse, que ce soit celle des républiques ou des différents régimes qui les ont précédées, plus récemment encore que ce soit sous les présidences de Pompidou, Giscard, Mitterrand, ou Chirac (pour ne se limiter qu’à la seule V° République), les rapports entre le pouvoir et l’argent ont toujours été compliqués et cause de bien des turpitudes.


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LE SIGNE DE L'ARGENT

Mais il faut admettre que, sous le mandat de Nicolas Sarkozy - lui qui a eu le “mérite” de dire, avant même son élection, qu’il aimait, qu’il respectait, qu’il admirait l’argent et tous ceux qui le possédaient, et que c’était chez ces gens-là qu’il avait surtout ses amis - les choses ne se sont guère arrangées depuis, de loin s’en faut !

Et, dès les premières minutes de son élection, il a placé aussitôt son nouveau pouvoir sous le signe de l’argent (Fouquet’s, yacht de Bolloré, etc....). C’étaient des signes forts qui ne pouvaient tromper personne.

Ceci, à la limite, était encore admissible en 2007 : on y voyait là, avant cette élection, la fin de la diabolisation de l’argent et de tous les anachronismes qui en étaient issus. Mais, en 2010, trois ans après, çà ne passe plus : l’opinion publique, qu’elle soit de gauche ou de droite, exige l’indépendance du pouvoir vis-à-vis de celui de l’argent.

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jeudi, 17 juin 2010

À PROPOS DE L'HOMME DU 18 JUIN

BILLET du 17 JUIN 2010

de_Gaulle-bbc.jpg
40 ans après la disparition du Général De Gaulle, l’on célèbre cette année, avec une exceptionnelle solennité, le 70° anniversaire de son appel du 18 Juin 1940.


Il est peu d’hommes de notre Histoire dont on célèbre, années après années et à travers toute la France, une déclaration de quelques lignes seulement, diffusée dans une quasi clandestinité depuis Londres, radio alors trop étrangère et éloignée pour qu’elle atteigne les français jusqu'au fond de leurs campagnes.

QUE CÉLÉBRE-T-ON ?

Est-ce son auteur que l’on célèbre ainsi ? Ou le texte de son message ? D’aucuns répondront : “Les deux, mon Général !”. Nous sommes en pleine ambiguïté.

Questions que nous pouvons ici nous poser : De Gaulle était-il un “grand homme” ? Qu’est-ce qui définit un “grand homme” ?

Tous les peuples sont modelés par leur Histoire, et par celles (ou ceux) qui l’ont marquée au fil des siècles. En France, il n’en manque pas : même sans remonter trop loin, la liste serait longue ! Il y a eu entr’autres Louis XIV, Napoléon, ou encore Clémenceau, pour ne parler que de ceux qui ont touché, un jour ou l’autre, au pouvoir. Sans négliger pour autant les grands découvreurs, les savants, les écrivains, les artistes, les saints, tous ceux qui ont fait l’honneur de la France.

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samedi, 12 juin 2010

À PROPOS DU FIASCO ISRAËLIEN DE GAZA

BILLET du 12 JUIN 2010

“Gaza sera notre Vietnam”. C’est le titre d’un éditorial paru dans un journal israélien, le lendemain même du raid contre une flottille d’embarcations civiles qui voulait tenter de braver l’embargo imposé à Gaza pour apporter à sa population une aide humanitaire.

Tout porte à croire que ce journaliste a raison. Il est même à craindre qu’il soit très en dessous de la vérité.

La réplique démesurée d’Israël, qui s’est terminée, hélas, par un bain de sang répandu par les seules armes israéliennes, est une faute incalculable. Faute sur tous les plans : moral, politique, celui  de la communication, ou encore militaire. Même les meilleurs amis d’Israël en conviennent : cette opération est un désastre.

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mercredi, 02 juin 2010

À PROPOS DE LA VIOLENCE

BILLET du 2 JUIN 2010

 

Il ne se passe plus de jours sans que la presse ne nous relate de nouveaux actes de violence, apparemment parfaitement inexplicables. Et ce même, maintenant, dans des lieux qui passaient, jusqu’ici, pour des “sanctuaires” préservés, ou visant même des services publics dont nul ne nie l’intérêt général.

Qu’est-ce qui nous vaut de telles dérives ?

J’entendais récemment un entretien de Malek Boutih, ancien Président de “SOS Racisme”, assez impressionnant par sa profondeur et son intelligence. Abordant l’évolution des violences dans notre société, il affirmait que celles-ci ne sont pas la continuation des “loulous” de banlieue, ou des “blousons noirs”, mais que c’est tout autre chose : une contre-culture, voire une contre-politique.

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vendredi, 30 avril 2010

À PROPOS DE RETRAITES et FINANCEMENTS

BILLET du 30 AVRIL 2010

La lecture du tout récent rapport du Conseil d’Orientation des Retraites (COR) a de quoi donner des cauchemars aux français. Et ce au moment même où le gouvernement se donne pour ambition de “remettre à plat” le système actuel pour éviter la catastrophe annoncée.

UN DÉBAT MAL ENGAGÉ

Je ne crois pas pour autant que, tel qu’il se profile actuellement, ce débat soit bien engagé. Je crains même que cette réforme, annoncée à grand bruit comme étant celle “phare” du quinquennat de Mr Sarkozy, ne débouche, finalement, que sur quelques mesurettes aux effets limités. Tout comme l’ont été les précédents chantiers initiés en 1993 ou en 2003 et qui, au final, nous coûtent, et continueront de nous coûter, fort cher.

Pourquoi ?

Si l’on approche d’un peu plus près les données du problème, nous devons d’abord constater que les français vivent de plus en plus longtemps. Nous avons toute raison de nous en réjouir : ces années de vie gagnées sont bien le fruit d’une meilleure politique de santé dont bénéficient nos compatriotes, tant par la qualité des soins prodigués que le progrès de la science médicale.

Mais, face à cette bonne nouvelle, la contrepartie est qu’il faut maintenant financer cette “rallonge”. Comment ? Quelles réponses ?

En diminuant le niveau des retraites ? En augmentant les cotisations perçues près les salariés en activité ? Ou quoi encore ?

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samedi, 24 avril 2010

À PROPOS DE RUMEURS ET GOUVERNANCE

BILLET du 24 AVRIL 2010

“Une partie du désamour des français, vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, est lié au futile”.

Étonnante déclaration d’Alain Juppé, ancien Premier Ministre UMP et toujours ami - on suppose - de Nicolas Sarkozy.

Désamour des français ? C’est une évidence qu’on vérifie au quotidien. Mais utiliser aussi le mot “futile”.... Je relève la définition du mot : “insignifiant, léger, vain, sans importance”. C’est bien sévère dans la bouche de d’Alain Juppé. Qu’est-ce qui lui vaut de prononcer pareille sentence face à son ancien collègue du gouvernement ?

rumeur.jpg En général, la politique, les hommes ou les femmes qu’elle hisse sur son estrade, sont, on le sait, comme sur une scène de théâtre. Ce n’est pas nouveau : jadis, à la cour des rois, même son lever ou son coucher étaient livrés aux regards - blasés ou admiratifs - de tous les courtisans dont c’était là l’un des privilèges, qu’ils payaient d’ailleurs fort cher pour en bénéficier. Aujourd’hui, le bon peuple républicain est là, à son tour, bien présent devant les princes qui le gouvernent. Et il épie à satiété leurs moindres faits et gestes : il les observe, jusqu’au dernier fauteuil d’orchestre du fond de la salle de spectacle que leur offre une communication désormais omniprésente (presse, télévision, internet, etc....).

Quoi de nouveau ? Rien, il est vrai ! Mais les acteurs actuellement en place sur la scène française ont enrichi la pièce qu’ils livrent face à leur public de bien des épisodes, parfois jusqu’aux plus croustillants. Et les gazettes s’en réjouissent car cela fait prospérer leurs affaires.

La vie amoureuse des chefs d’état a, de tous temps, nourri les conversations :  depuis Henri IV, peut-être même bien au delà de lui, mais plus certainement bien après chez nos capétiens ou chez Bonaparte, jusqu’à nos honorables et plus contemporains Présidents de la République - dont François Mitterrand n’a pas fait exception, loin de là - Nicolas Sarkozy ne sera vraisemblablement pas le dernier à alimenter les rumeurs.

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lundi, 19 avril 2010

À PROPOS DU VATICAN ET DE LA PÉDOPHILIE

BILLET du 19 AVRIL 2010

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Depuis des mois, le Vatican et l’Église catholique sont secoués par le scandale des prêtres pédophiles.

Jusqu’où ira l’onde de choc ? L’héritage de Benoît XVI, celui - peut-être aussi ? - de Jean-Paul II, sont-ils aujourd’hui en question ?

Les fidèles ne comprennent pas en effet que certains prêtres aient abusé d’enfants, alors que l’Église s’emploie à leur faire la morale, condamnant sans appel l’avortement, la contraception, le préservatif et l’homosexualité.

DES AFFAIRES BIEN DISSIMULÉES

Ce qui choque, tant les fidèles que les observateurs agnostiques, c’est bien la pédophilie en elle-même. Mais ce qui choque encore plus, c’est que, pendant des décennies, Rome et nombre d’évêques ont dissimulé ces affaires en laissant des prêtres continuer de massacrer des enfants, alors qu’ils savaient leurs mœurs condamnables, préférant éviter, par leur silence, de créer un scandale public. Cette peur du scandale a donc conduit ces prélats jusqu’au mensonge. Et l’Église a couvert pudiquement le tout.

Aujourd’hui, ce fardeau retombe de tout son poids sur les épaules de Benoît XVI.

Quelque reproche qu’on puisse, par ailleurs, faire à ce dernier sur certaines de ses prises de position ecclésiales, qu’on en soit d’accord ou pas avec lui, je suis quelque peu scandalisé par la manière dont on tombe sur ce malheureux pape. Comme s’il était lui-même pédophile !

Le pauvre n’y est pour rien. Tout au contraire, objectivement, il a plutôt bien fait son travail sur ce sujet, mieux que ses prédécesseurs : il a, enfin, joué la carte de la transparence, là où, auparavant, tout était secret d’alcôves.

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lundi, 22 mars 2010

À PROPOS DE LA 3ème VOIE....

BILLET du 22 MARS 2010

....OU ANALYSE D’UN SCRUTIN

Le second tour des élections régionales - ce 21 Mars 2010 - ne laisse personne indifférent.

D’aucuns souligneront d’abord, avec un étonnement feint, le retour en force du Front National : c’est ce qui marque sans doute le plus les esprits parce que cela dérange tous les partis politiques, quels qu’ils soient, y compris, bien sur, celui dit “majoritaire” qui prétendait l’avoir éradiqué définitivement du paysage français. Mais ses idées ont fait, depuis 10 ans, leur chemin, tant à droite qu'à gauche, et ce parti n'est plus l'épouvantail qu'il était il y a dix ans. Débat sur "l'identité nationale" oblige vraisemblablement aussi.

Cependant, ce scrutin appelle aussi d’autres enseignements, plus intéressants.

 

LE RETOUR EN FORCE D'UNE NOUVELLE GAUCHE

En prélude, le fait marquant de ce second tour est bien le retour en force d’une certaine nouvelle gauche devenue majoritaire. Il n’y a, à ce propos, aucune ambiguïté, aucune contestation possibles.

Nouvelle gauche, car c’est une nouvelle et vaste alliance rose-verte-rouge, et non plus celle plus concentrée autour du PS comme dans le programme commun mitterrandien. Mme Aubry a été bien inspirée d'avoir le triomphe modeste le soir du 2ème tour car la distribution des cartes a bien changé depuis 1981. Mais une gauche majoritaire quand même, avec plus de 54% des suffrages. Mais ceci, surtout, au détriment des partis dits "de droite" comme cela fait près de 30 ans qu’on ne l’avait vu, avec leurs 35% de voix. Un précédent historique dans la Vème République.

Enfin, autre fait marquant, c’est le taux d’abstention : 49%. Tous le déplorent à l’unisson. Avec raison.

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mercredi, 03 mars 2010

À PROPOS DES LIBERTÉS PUBLIQUES

BILLET du 3 MARS 2010

L’Assemblée Nationale a voté une nouvelle loi - une de plus ! - sur la sécurité intérieure. Vote intervenant alors que nous étions en pleine polémique sur la pratique des gardes à vue, outre aussi la contestation sur le code de procédure pénale, contestation entretenue tant à droite qu’à gauche. Polémique aussi autour de ces adolescents mineurs qu’on aurait récemment menottés et dont les médias ont fait grand état.

(Ce qui, je le précise pour ma part, ne me choque nullement, chacun sachant que nombre de “mineurs” sont des adolescents précocement majeurs et qu’il faut bien les traiter désormais comme tels).

La question abordée ici est donc de savoir si la France est devenue ou non un pays liberticide.

Pour ôter tout caractère polémique à cette question, soyons clairs : si nos libertés sont (ou seraient) aujourd’hui bafouées, le fait n’est pas nouveau. Le pouvoir actuel n’en est pas le principal responsable. Sauf cette introduction récente d’une certaine “culture du résultat”, chère à Mr Sarkozy, et qui, peut-être, a pu accentuer davantage des habitudes déjà fort dégradées.

LA "PATRIE DES DROITS DE L'HOMME" ?

Si on s’en réfère donc aux statistiques publiées sur le sujet, le résultat n’est pas du tout flatteur pour la “Patrie des Droits de l’Homme” : la France est maintenant passée au 53ème rang des pays à propos du respect dans sa législation des Droits de l’Homme. La honte !

Il est vrai que le nombre des gardes à vue - pour parler ici particulièrement d’elles - a, lui, triplé ces dernières années : il avoisine maintenant le chiffre des 900.000 par an (dont plus de 200.000 pour les seuls contrevenants au Code de la route). Alors que notre voisin allemand, avec une population très supérieure à la nôtre, en dénombrait (en 2008) un total à peine supérieur à 60.000. Les allemands seraient-ils plus laxistes que les français ? On peut en douter.

menottes.jpg La comparaison est donc brutale. En plus, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a récemment fustigé la France pour son refus d’accorder aux “contrevenants supposés” la présence d’un avocat dès le 1er interrogatoire : mais notre code de procédure date de 1958 et rien n’y est prévu pour garantir ce droit fondamental. En plus, la Police freine souvent pour qu’on n’y change quoique ce soit.

Il faut ajouter à cela le côté devenu ridicule de nos modifications chroniques en matière de législation sécuritaire : dès lors que, quelque part, un nouveau fait divers surgit, on rajoute un article de plus à la loi existante, loi déjà complexe ! Le résultat ? L’insécurité en France n’a pas baissé pour autant et les observateurs parlent aujourd’hui très ouvertement d’échec patent.

Nos gardes à vue ont donc triplé. Serait-ce parce que la délinquance aurait, elle aussi, triplé ? Pas du tout !

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